Le Boudoir des Nanas Non classé

SEGPA : késako? – ou ces mômes qui m’ont redonné l’envie de me lever tous les matins…

31 janvier 2017

 

Quand Nath m’a proposé de publier sur la page facebook de Lila les petites anecdotes que j’écris régulièrement sur la mienne, j’ai évidemment acquiescé immédiatement, ravie – de vous faire connaître mes élèves, flattée – qu’elle pense que cela puisse vous intéresser…

Et puis, je me suis dit qu’il fallait que je fasse un petit historique, histoire que vous compreniez pourquoi j’enseigne aujourd’hui en SEGPA.

Que soit posé en préambule que j’adore mes élèves.

Qu’il n’y a donc jamais de moqueries dans mes propos.

Jamais.

Le cheminement donc…

Il y a un an tout pile, je lisais « Nous rêvions juste de liberté » de Henri Loevenbruck – et… s’il vous plait, j’espère qu’enfin vous l’avez enfin lu, que parfois vous cherchez Bohem dans le rétro de votre voiture avec un pincement au coeur et un peu d’eau dans les yeux…

Bref, je commençais ma lecture et tombais sur ces mots :

Plus le temps passait, moins on se sentait à notre place et plus on avait du mal à faire le dos rond, à se résigner, alors on devenait de plus en plus violents, de plus en plus provocateurs, et eux, au lieu d’essayer de nous comprendre, au lieu de chercher des solutions, de nous proposer quelque chose, tout ce qu’ils savaient faire, c’était nous coller des heures de renvoi, c’est-à-dire s’ils s’étaient trompés de métier.

L’école, on dit souvent qu’elle est là pour donner à tous les gosses la même chance, leur assurer un avenir et patati patata. Mais les gens comme nous, l’école, c’était à croire qu’elle était là pour nous briser. Nous briser encore un peu plus.

Je nourrissais alors des doutes de plus en plus nombreux sur mon métier.
La lecture de ce livre m’y a confrontée un peu plus.
Et surtout, surtout, m’a offert une perspective que je n’imaginais pas (plus?).

Grosse crise existentielle, suivie d’une prise de décision importante : me voilà quittant la direction de l’école maternelle dans laquelle j’exerçais depuis 13 ans, où j’avais créé des liens forts avec mes collègues, ATSEM, de nombreuses familles et leurs enfants, pour prendre un poste de remplaçante, histoire de partir à la découverte de nouveaux horizons… Histoire surtout de souffler un peu et de me préparer à la suite.

La suite? « Nous rêvions juste de liberté » et les attentats m’avaient en effet donné l’envie d’aller enseigner en prison pour mineurs.

Pour cela, les prof qui y travaillent et avec qui j’avais pu échanger m’avaient conseillé d’aller faire un tour en SEGPA, plus formateur selon eux que le diplôme supplémentaire demandé par l’Education Nationale.

Me voilà donc en septembre dans les écoles de ma circonscription, riant beaucoup – et souvent jaune – de tout ce à quoi j’étais confrontée.

Et puis, vendredi 7 octobre vers 11h, un appel de l’Inspection Académique : « Madame, vous serez, à partir de lundi, sur la SEGPA du collège…, en remplacement de Mme X jusqu’au vacances d’automne. »

Montée d’angoisse immédiate. Moi? En SEGPA? Zont rêvé ou quoi??

J’appelle dans la foulée la directrice de SEGPA, que je nommerai Mme A. :

« Vous serez prof de français de la 6ème à la 3ème, prof de SVT des 3ème (seule matière honnie au lycée), d’arts plastiques pour les 5ème et 4ème en alternance avec la musique – seulement si vous le souhaitez. (Ah ben, je souhaite pas, hein, je chante archi faux, on va donc s’éviter une décrédibilisation directe!)

Grand blanc au téléphone.

Euh… Vous êtes toujours là?

– …

Ils sont sympas vous savez. Pas de problèmes de comportements, de violence et autres… La personne que vous remplacez a craqué, mais c’est parce qu’elle était débutante et que les 4èmes ont été particulièrement difficiles avec elle.

Nouveau blanc au téléphone.

Ca va??

Je décris mon parcours et sens monter un immense désarroi  monter chez Mme A.

Je reprends aussitôt la parole :

– Bon, la gestion de groupe et le profil des mômes ne me font absolument pas peur. Par contre, euh…. Prof de français pour les 4 niveaux et euh… SVT?!

Soulagement de mon interlocutrice :

– Si le groupe ne vous fait pas peur, le reste, ça va rouler tout seul. On pourrait peut-être se rencontrer?

J’ai raccroché avec une grosse boule au ventre.

Et j’ai réfléchi (ça m’arrive parfois…) et me suis dit : « Allez, c’est le moment de savoir si tu vas retrouver du plaisir, si la prison est la bonne perspective ou si tu vas coller ta démission beaucoup plus vite que prévu! » (sauf que c’est pas bien possible puisque j’ai un prêt et des gosses!)

J’ai donc rappelé Mme A. pour lui annoncer que j’arrivais une heure plus tard.

A ma demande, je suis, depuis, nommée à l’année sur le collège et ai décidé de passer le diplôme, afin d’être certaine de pouvoir y rester un moment, avant de me rendre en Etablissement Pénitencier pour Mineurs.

Et donc SEGPA, késako vous demandez-vous?? Il s’agit d’une section intégrée au collège s’adressant à des élèves n’ayant pas acquis le palier 2 du socle commun à l’issue du CM2 (n’ayant pas le niveau pour entrer en collège unique, quoi!).

Je n’ai aucun élève déficient mentalement, aucun avec des troubles du comportement non plus.

En revanche, pour presque tous, l’estime d’eux-même est inexistante…

Et voici maintenant dans l’ordre chronologique (c’est mieux, hein!) quelques anecdotes déjà écrites, que vous compreniez peut-être mieux…

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Alors? Alors? Et bien j’ai KIFFE ma journée!
Certes, j’ai pas encore eu la fameuse 4ème…
Mais j’ai déjà passé une demi-heure à la fin des cours dans le bureau de la directrice de SEGPA pour un môme qui dysfonctionne et a failli me foutre ma classe de 5ème en l’air…
Mais…. j’ai entendu : « Oh! m’dame! On nous a jamais parlé comme ça! Oh! Les autres, écoutez! »
J’ai eu des gamines qui avaient décidé de ne rien faire et petit à petit se sont laissées prendre au jeu…
J’ai bossé avec une vraie équipe ce midi…
En raisonnant pour les gamins, en cherchant des solutions dans leur intérêt…
Bon, ça ne sera pas rose tous les jours.
Mais….
1- J’ai pas vu passer la journée.
2- Si je peux, je reste jusqu’à la fin de l’année.
3- Je passe mon CAPEI et irai faire un tour en prison.
Et maintenant va falloir bosser… mais j’ai trouvé quelques Bohem et Momo et le sens qui me manquait je crois….
Faut juste que je fasse gaffe… je peux pas tous les ramener chez moi…

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Certaines troisièmes ont fini leur contrôle de lecture.
Je leur donne une nouvelle d’Eliette Abecassis à lire.
Tout à coup : « Oh m’dame! Ca s’fait trop pas, ça!, c’est écrit : la femme arabe avec un fichu sur la tête!
(Dans ma tête : « Oh putain! T’aurais dû lire ce truc! Ca va partir en live.)
– Et qu’est-ce qui ne se fait pas?
– Wesh, là, elle dit qu’elle a un truc foutu sur la tête! Ca s’fait pas ça!
(Dans ma tête, gros soupir de soulagement)
– Tu sais ce que c’est un « fichu »?
– Ben ouais m’dame, c’est un vieux truc pourri.
– Non… Vous avez fait les registres de langue…. Et bien, c’est un foulard en langage soutenu. Ce que j’ai autour du cou, c’est un fichu. » (Pas tout à fait, mais ça ira très bien!)
Quand on dit que la culture éviterait bien des écueils…

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Je suis donc professeur principale des 4ème.
Et ai fait la connaissance de Kevin – exclu jusqu’à présent.
Et bien décidé à me tester!
Première demi-heure non stop…. remarques insolentes en tout genre, sifflements appuyés et renouvelés quand j’enlève mon gilet…
Jusqu’à un : « toute façon m’dame, j’m’en bats les couilles, t’as qu’à m’exclure, j’veux pas rester! »
Soit….
Mais y a les autres, chauds bouillants, peux pas laisser passer.
Il revient de 10 à 11h.
Lancers de projectiles… je fais comme si je ne voyais rien… Sauf que, c’est de plus en plus fort et loin…
Je poursuis malgré tout ma leçon de conjugaison (c’est pas gagné pour la reconnaissance du verbe conjugué, Maupassant attendra donc…) quand je vois la tête décomposée de l’AVS.
Je demande : « Kevin, tu peux répéter?
– Ben wesh, j’ai dit que t’allais finir sous cachets avec moi. »
Et là… j’ai explosé de rire.
Lui était complètement décontenancé!!
Je lui ai donc expliqué qu’il y avait plus grave dans la vie que des provoc d’ados!!

Bon ce midi, il s’est battu avec un autre de mes 4ème et le prof qui voulait s’interposer s’est pris un coup de poing dans la figure.
J’ai donc gagné un conseil de discipline pour lui et une commission d’éducation pour l’autre.
Sont sympas : m’offrent une formation accélérée sur toutes les instances sanction du collège!

Sinon je les ai retrouvés en musique – Oui, je fais musique et Non! Je ne chante pas! – cet après-midi : ils ont été au top et à fond….

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Depuis que j’ai commencé à bosser en SEGPA, j’entends et lis ici et là quelques remarques qui m’interpellent.
Alors… j’ai besoin de préciser deux, trois choses.
D’abord, c’est moi qui ai choisi de rester dans ce collège jusqu’à la fin de l’année et je m’y projette déjà pour la suite.
Ensuite, j’aime ces gamins, cabossés, à qui la vie n’a fait aucun cadeau, qui ont déjà connu ce que beaucoup ne connaîtront jamais, qui sont dotés d’un humour féroce – parce qu’ils n’ont pas le choix, qui sont dans la provoc pour exister, parce qu’ils ont désespérément besoin d’exister, qu’il faut regonfler parce qu’ils ne croient pas en eux – estime de soi en-dessous de zéro.
Un exemple : quand je leur ai dit avoir acheté 50 bouquins, ils m’ont répondu que je n’aurais pas dû gâcher mon argent pour eux.
Et puis… les trois jours qui ont suivi, ils m’ont demandé quand est-ce qu’ils pourraient choisir.
Et je jour J, chacun voulait être le premier.
Quand je leur ai dit que nous travaillerions peut-être avec un ou deux auteurs qui viendraient échanger avec eux s’ils en avaient envie, ils ont répondu : « pourquoi ils viendraient nous voir, nous, les SEGPA? »
Alors…. quand j’entends que j’ai bien du courage, que ces mômes ne sont bons à rien, que c’est de la mauvaise graine, ça me met en colère, limite en vrac.
Ce qui m’écœure, moi, ce sont mes quatre, cinq élèves quasi illettrés.
Ce qui me met en colère, moi, c’est ce môme de 4ème qui va être viré, parce qu’en effet notre système (scolaire, social, sociétal) l’a tellement ignoré qu’aujourd’hui il est trop tard et que lui se dit que de toute façon, il deviendra riche en vendant du shit…
Et moi, je vois vers quels extrémismes il pourrait basculer ensuite, puisque l’éducation et la culture – entre autres – l’auront laissé sur le carreau.
Ce qui me dégoûte, c’est que la plupart de mes élèves ont de vraies capacités, mais ne sont pas nés du « bon » côté.
Alors, oui, je poste des petits moments de cette vie de classe.
Mais jamais pour me moquer – j’espère que cela au moins est clair.
Avec un peu d’humour (en tous cas, j’essaie parce qu’il n’est pas dit que je sois drôle, comme fille! Que j’aime rire, oui, mais que je sois drôle…), avec bienveillance toujours et pour prendre un peu de distance aussi.
Je fais ça très humblement hein. Sans prétention aucune.
Et juste… je n’ai aucun mérite et ces mômes ne me plombent pas, bien au contraire!!!

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Et puis…. et puis, il y a ce garçon de 12 ans – l’âge de mon fils.
Il a grandi avec l’anglais et sa grand-mère au Nigeria.
Il est arrivé en France à l’âge de 9 ans.
Atterrissage un peu violent dans le froid de la banlieue lyonnaise.
Retrouvailles avec sa maman et un beau-père qu’on lui a présenté comme son père – celui-ci étant décédé.
Mais cela, il ne le sait pas.
Ce garçon est d’une gentillesse incroyable et d’une volonté à toute épreuve.
Il porte un grand sourire sur le visage et une immense mélancolie au fond des yeux.
Il est quasi illettré malgré tous ses efforts et en a conscience.
Cela ne l’empêche pas de persévérer, toujours.
Et hier soir, au conseil de sa classe où il est délégué, nous lui demandons comment il va rentrer chez lui – il est déjà 20 heures.
« En tram, comme d’habitude. Mais, ça va, ce soir, c’est ma mère qui récupère ma petite sœur.
– Elle a quel âge?
– Deux ans.
– Ah…. Et les autres jours, tu fais comment?
– Ben, ma maman, elle part travailler à 5h, alors elle me réveille et j’emmène ma sœur à la crèche pour 6 heures. Et le soir, elle est aussi au travail, alors je vais la rechercher vers 18h30 et je la ramène à la maison. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, comme il y avait le conseil, ma maman a posé son après-midi pour que je puisse venir. »
On s’est regardées toutes.
La même envie.
Celle de le ramener chez nous et de lui offrir une petit peu d’insouciance.


Florilège d’avant vacances :

– Madame, c’est quoi un « magnétoscope »? (Ah oui! C’est vrai… zétiez presque pas nés)

Moi : « Qui est Beethoven?
– Un chien?
– Meuuuhhhh non, un film!! »

Arts plastiques :
 » Wouah de l’encre de Chine!
– Mais non, wesh, c’est de l’encre de France! »

J’enlève mes lunettes, pour me masser les tempes, légèrement épuisée…
Adam se met à crier :
« Aaaaahhhh nooooonn Madame!!! (Je le regarde, éberluée…) Remettez vos lunettes, vous faites plus vieille comme ça. »

Hugo a cassé son stylo et s’en est mis partout sur le tee-shirt.
Il vient me voir, hilare…
Moi : « Arts plastiques, c’était hier, c’est dommage! »
Il se marre et soulève son tee-shirt, les abdos sont bleus pareil.
Je l’envoie se nettoyer.
Laura : « Aaaaaaaahhhh!!! Mais madaaaaame! Vous avez vu??? En plus, les ventres, c’est ce que je préfère chez les garçons! »
Moi :  » Fais attention, c’est aussi un des trucs qui change le plus vite. »
Elle réfléchit : « Eh mais, vous avez trop raison en vrai » (je sais, je sais!)
Hugo revient et commence à relever son tee-shirt : « Non, ça ira, on a déjà failli perdre Laura une fois… »

 

Je ne peux toutes les mettre…. Mais vous aurez saisi je pense…

Virginie.

 

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3 Commentaires

  • longevialnathalie@yahoo.fr'
    Répondre Nathalie 3 février 2017 à 6 h 15 min

    J’adore! Même si ce n’est pas juste de me faire pleurer aussi tôt le matin!

  • patrice.chalavon@orange.fr'
    Répondre Valérie 5 mars 2017 à 23 h 54 min

    Mais quel bonheur de lire votre article après tout ce que j’ai trouvé sur la SEGPA ! Cela fait 2 ans que l’on me parle de cette section pour mon fils et vu toute la mauvaise publicité que j’ai lue ça donne pas trop envie… D’une certaine manière il me fait penser à ces enfants cabossés dont vous parlez. Troubles du comportement et violences dès la maternelle, difficultés d’apprentissages dès le CP mises sur le compte de problèmes psychologiques liés à une situation familiale compliquée (maladie d’un frère). Donc mise en place d’un suivi psychologique chaque semaine, AVS sur le temps de classe et orthophonie 2 fois par semaine avec la chance tout de même d’avoir une équipe pédagogique très attentive et à l’écoute. Sauf que tout à fait par hasard à l’occasion d’une hospitalisation pour une méningite je parle de ses difficultés au neurologue qui le soigne et voilà qu’il me propose des tests neuropsychologiques approfondis quelques mois plus tard. Verdict : TDAH, dyslexie, dysorthographie, dyspraxie rien que ça ! Enfin un nom sur ses problèmes qui étaient certes d’ordres psycho-affectifs mais pas que… Pour couronner le tout on apprendra quelques années plus tard grâce à son courage qu’il a été victime d’abus sexuels de l’âge de 6 à 10 ans. Malgré tout ça il s’accroche, il essaie, il fait du mieux qu’il peut mais ce n’est jamais assez, on ne lui laisse pas le temps de grandir à son rythme, on lui reproche son manque d’autonomie, sa lenteur bref il ne rentre pas dans le moule même si c’est toujours dit avec beaucoup de bienveillance. Il est maintenant en 6ème avec une AVS 12h par semaine et des aménagements. Il a un emploi du temps de dingue avec psy 2 fois par semaine (séance individuelle et en groupe), orthophonie 2 fois par semaine, ergothérapie 1 fois par semaine le tout agrémenté de la fameuse Ritaline que l’on donne au TDAH et qu’il ingurgite depuis 2012, et bien sûr tout cela s’ajoutent aux devoirs et au travail que l’on attend d’un enfant lambda en 6ème. Il s’accroche tellement qu’il a réussi à avoir 14,3 de moyenne générale au 1er trimestre avec encore une fois une équipe pédagogique au top. Plus de problèmes de violences, pour ce qui est du comportement il s’améliore mais il n’a pas encore tous les codes de notre société. Néanmoins à trop vouloir le rendre « conforme » ne lui en demandons nous pas trop ? Faire tant d’efforts et ce n’est jamais assez ? Passer à côté de sa vie d’enfant parce qu’il court les rééducations ? Peu de place pour le sport, les jeux, les sorties ? Alors oui la SEGPA me fait peur, oui c’est un enfant qui est né « du bon côté  » (pas financièrement mais il a une famille aimante et là pour lui), oui il a une maman qui est pleine d’aprioris sur cette section parce qu’à la maison on lui a appris à être respectueux, à ne pas être grossier, qu’il a eu la chance d’être dans une école « privilégiée » idem pour le collège… mais non il n’a aucune estime de lui, mais non il est en souffrance parce que quoi qu’il fasse ce ne sera jamais assez et qu’il sent bien qu’il est différent des autres. Voilà pourquoi votre article m’a fait tant de bien, votre humour bien-sûr mais surtout avoir le point de vue de l’enseignant et se rendre compte que la SEGPA ce n’est pas que pour les débiles, les gogoles, les délinquants (pardon mais c’est ce que j’ai lu ce soir sur les forums) mais bien au contraire pour des enfants qui ont du potentiel mais qui par manque de confiance en eux ne l’exploitent pas, des enfants qui veulent s’en sortir mais n’ont pas le chemin et qui sont par conséquent autrement capables mais pas grand monde en a conscience. J’ai compris en vous lisant que la SEGPA n’était pas « une voie de garage » mais au contraire une seconde chance pour ces enfants en souffrance. J’avais besoin de le savoir et je sais ce qu’il me reste à faire pour mon fils. Un grand MERCI

  • wg7p1n7n63v@hotmail.com'
    Répondre Gerri 23 mars 2017 à 5 h 02 min

    Encore du fric de nos impôts totalement gaspillé, avec des types du CNRS qui cherchent comme d’habitude la clé sous le réverbère. Se focaliser sur les salariés, alors que ce n’est vraiment pas là où est la richesse ni l&;l©uorinÃqgasité en France, ça a quelle valeur?????. Et en plus les mecs à 1682000 euros ils paient direct combien d’impot à votre avis, sans aucune possibilité de dissimulation ? Alors.

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