Le Boudoir des Nanas

Chagrin d’amour – pour sourire…

24 juillet 2017

Vous vous souvenez, j’ai 40 balais… Trop tard, pour vivre son premier chagrin d’amour? Nous sommes bien d’accord!!!

Et pourtant…. il y a quelques mois, l’homme qui partageait mes jours et mes nuits depuis presque 10 ans a éprouvé le besoin de se retrouver face à lui-même…

Bureau et placard à moitié vides…. j’ai plongé dans un abîme sans fond…

J’ai alors multiplié tous les clichés!

Maintenant que la chose est digérée, j’ai décidé de vous en faire profiter – mettant mon égo de côté, mon honnêteté sera (presque) sans faille.

Et ouiiiiiiiiiiiii! Vous pouvez le droit de sourire (comme si vous aviez besoin de ma permission en même temps!).

Etape 1 : s’écrouler

Errer de la chambre au canapé, dormir une heure, guetter l’accusé de réception sur le téléphone de l’autre – celui-là même qui te dira s’il est réveillé ou pas, si on peut réessayer d’appeler ou pas….

Laisser 180 messages écrits et téléphonés en passant de la colère au désespoir ultime, sans oublier les menaces ou l’indifférence.

Je vous le dis sans détour : ça ne marche pas!

J’ai dit honnêteté sans faille? Bon allez… Je balance…

Ce samedi… Lendemain du départ…

Son téléphone était bien allumé et est resté sans réponse 7 heures durant, faisant monter une angoisse incontrôlable… et donc incontrôlée….

Imaginez plutôt : j’ai appelé tous les hôpitaux (joignables un samedi – ça limite pas mal, remarquez!) des environs (dans un rayon de 100 kms donc!!), exploré tous les faits divers liés aux « accidents de la route », fouillé tous les papiers (dès fois que la dame du télépéage puisse me dire où son badge avait bipé : épargnez-vous la chose – il faut un délai de deux jours avant que les données n’arrivent à leur PC).

Pour finir, l’angoisse étant paroxystique, qu’ai-je fait à votre avis?

Je sens l’idée poindre dans votre esprit et vous dire dans le même temps : « Meuh noooooooon, elle n’est pas allumée à ce point?!! »

Et bien…. Si!

J’ai donc appelé la gendarmerie… Une patrouille est arrivée 20 minutes plus tard, me trouvant les yeux bouffis, cernée, complètement déconfite, les larmes coulant sans la moindre retenue…

Devant mon angoisse – et, mon raisonnement devant tenir la route, ils ont décidé de géolocaliser son putain de téléphone… (Si, si, c’est vrai!)

Une heure plus tard, appel :

« Le téléphone a été repéré à tel endroit. En Presqu’île de Lyon.

– J’y vais.

– Euh…. Vous faites gaffe sur la route hein?! On repasse vous voir vers 20h ce soir… »

Me voilà partie, pas maquillée, habillée à la va vite (ceux qui me connaissent mesureront l’étendue du désespoir), téléphone à 20% de batterie…sans chargeur.

Là, vous vous dites très certainement que ma tentative était complètement stupide… Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, hein?!

Ben… vous avez parfaitement raison!!!

J’ai pas trouvé l’aiguille! En revanche,  je connais désormais tous les hôtels de Lyon centre et peux en décrire chaque réception en détails (si, si, je vous assure… Je ne vous dirai cependant pas le laïus que je leur ai servi pour qu’ils vérifient dans leur registre, vous me trouvez déjà suffisamment barrée comme ça!).

Bilan : 2 heures plus tard. Rien. Plus de batterie. Et, histoire de m’enfoncer un petit peu plus, j’ai été malmenée par une bande de jeunes bourrés.

Suis donc rentrée chez moi, à nouveau en proie à un désespoir grandissant…

A peine arrivée, je me jette sur une prise, branche mon téléphone et attends qu’il se rallume.

Et…. Message!! Me voilà presque en train d’entamer une danse du ventre….

J’écoute : « Euh…. J’avais juste laissé mon téléphone dans le fond du coffre de ma voiture… Besoin d’être seul… »

Les gendarmes sont repassés, rassurants et adorables.

J’ai enfin joint l’Homme par téléphone…

Et… non… Il n’est pas rentré.

Etape 2 : S’autodétruire

Mais à petits feux hein, parce que j’ai des mômes quand même.

Suis donc allée acheter mon premier paquet de clopes, bien décidée à choper un cancer du poumon (un peu d’indulgence : j’étais au fond du trou, rappelez-vous…).

Imaginez-moi : assise dans le jardin, tentant désespérément d’allumer cette maudite cigarette alors qu’une tempête de vent fait rage… J’y parviens enfin (et ai pensé à autre chose pendant cinq minutes), tire au maximum, et…. quinte de toux monumentale! J’ai bien cru que mes poumons prenaient feu!!!

J’ai persévéré malgré tout… Mais… le goût que ça laisse dans la bouche malgré trois brossages consécutifs, l’odeur incrustée dans mes cheveux et mes vêtements ont eu raison de mon cancer au bout de 3 tentatives.

Je n’ai donc pas commencé à fumer à 40 ans!

En revanche, j’avoue avoir descendu les 4/5ème d’une bouteille de Diplomatico en 3 semaines.

Jamais le moindre début d’une quelconque ivresse – pas la peine d’appeler la DDASS tout de suite hein, juste un fond dans mon café vers 11h, un autre vers 18h et un dernier 21h histoire d’anesthésier, diminuer momentanément ces vicieuses crises d’angoisse.

3 semaines… Et ça aussi, j’ai arrêté. Ca ne marche pas.

Ah… Plus d’appétit, bien évidemment : -3 kilos. Non encore repris… (et là je lance un immense merci à toutes les gentilles copines  – qui devant me trouver tellement en forme – m’ont régulièrement lancé : « Ah ouais, mais tout de suite, ça te creuse le visage et te vieillit quand même. ». Merci, j’étais tellement euphorique que j’avais besoin de ça pour redescendre de mon nuage!!)

Etape 3 : s’occuper

On m’a bien conseillé d’aller marcher, me ressourcer dans la nature…. Dix pas dehors et … torrent de larmes garanti.

Alors, je me suis occupée… Vous pouvez venir faire un tour chez moi : placards au carré (bon, un peu moins depuis quelques temps), tri réalisé, vitres nickel, entrée, montée d’escalier et chambres repeintes.

Ranger, nettoyer, jeter dans la maison pour mieux le faire dans ma tête (et surtout pour arrêter de chialer momentanément).

Mais… Même épuisée par 10 heures de ménage, impossible de dormir plus de trois heures par nuit…

Alors…

Etape 4 : prendre rendez-vous chez le médecin

La mort dans l’âme… Parce que cela signifiait que je n’allais pas y arriver toute seule.

Je me pointe donc au cabinet et commence à tout raconter…

Le médecin :

« Suis pas très inquiète pour vous, vous faites un chagrin d’amour en bonne et due forme. Ca va passer.

Moi, mi éberluée, mi énervée :

– Alors, comment vous dire… j’ai jamais eu de chagrin d’amour, c’est pas à 40 ans que je vais commencer hein!!! »

Elle s’est marrée…

Etape 5 : plonger un peu plus – si, si c’est possible! – en écoutant des chansons déprimantes

Allez quelques titres de ma playlist de l’époque, c’est cadeau : « La chanson des Vieux Amants » de Gréco, « Dis, quand reviendras-tu? » de Barbara, « Voilà, c’est fini » de Aubert, « Aucun express » de Bashung, « La résiliation » de Ben Mazué… (En MP, les autres si besoin! Je suis généreuse comme fille!)

Je me suis aussi acheté des livres en pensant qu’ils allaient me booster, me faire du bien, me permettre d’avancer…. Je ne balance pas les titres…. Mais… euh… un bon noir m’a mieux réussi… Vraiment!!!!

Ah ouiii…. J’oubliais toutes les épingles possibles trouvées sur Pinterest, en mode je-suis-trop-heureuse-dans-ma-vie, me faisant chuter un peu plus!!!!

Etape 6 : Perdre toute estime de soi

J’ai fait 150 kms pour errer 30 minutes en larmes près de l’endroit où il habitait (et dont j’ignorais l’adresse exacte – je dois avoir un truc avec les aiguilles et le foin!), avant de rentrer m’écrouler sur le canapé.

J’ai aussi (bien évidemment!!) surveillé son facebook, ses heures de connexion sur messenger, les morceaux de musique qu’il écoutait….

J’ai supplié, écrit des messages d’amour que mes amies (les vraies) ont trouvé incroyables, ai continué à en envoyer, malgré le silence radio persistant de l’autre côté qui me faisait l’effet d’une gifle à chaque fois…..

Etape 7 : se forcer à sortir

Et là, je vais être sérieuse quelques instants et remercier la poignée d’amis qui ne m’a pas lâchée pendant cette sale période et deux d’entre eux plus particulièrement, merveilleuses personnes qui se reconnaîtront (bon, j’ai bien dû les saoûler parce qu’elles n’ont rien trouvé de mieux que de déménager à l’autre bout de la France….!)

Arrive évidemment ce premier dîner où je me suis retrouvée en solo entourée de couples qui…..s’aiment et…..se câlinent……. et où ces mots tournaient  en boucle dans me tête : « Ils ont de la chance, ne pleure pas, Putain, il est où le mien???? »

Le premier concert devant un artiste qu’il m’avait fait découvrir, que nous devions aller voir ensemble, dans un lieu d’un romantisme rare…

Les premières fois où je suis retournée errer dans ma ville, près des coins où nous nous tenions par la main…

Et j’en passe, bien sûr….

Et au final?

J’ai épuisé des stocks et des stocks de mouchoirs, ai pu m’appuyer sur des personnes magnifiques – que j’ai, elles aussi, épuisées jusqu’à des heures indues à tourner en boucle les mêmes phrases. J’ai découvert une maturité extraordinaire chez mes enfants et une ressource insoupçonnée chez moi.

Et petit à petit, cette énorme boule qui compressait ma cage thoracique a diminué. J’ai réentendu le chant des oiseaux, j’ai à nouveau ri avec mes mômes, j’ai regardé les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics en souriant, je suis allée au ciné habituel sans penser que nous y avions été ensemble, j’ai dansé (si tant est que je sache danser!) dans d’autres lieux, j’ai recommencé à boire pour le plaisir du partage, à manger avec envie, à déconner, à dormir…

A avoir envie de vivre tout simplement… de ne rien laisser passer de ces tous ces petits moments si précieux…

Un ami m’avait dit à cette époque d’écouter « Matins de pluie » de Saez….

Et bien…. oui…. l’éclaircie arrive toujours…

Virginie.

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« Chacun faaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiit c’qu’il lui plaît plaît plaît » Ah non merde! On ne parlait pas de ce chagrin d’amour là!

Mais de celui qui nous donne tout sauf l’envie de chanter et de danser, c’est ça?

C’est moins drôle du coup.

Bon. Alors.

Je sais. C’est pas drôle un chagrin d’amour. Virginie a réussi ce tour de maître incroyable de vous raconter l’enfer qu’elle a traversé ces derniers mois en vous faisant sourire, avec une pointe d’auto dérision parfaite.

Alors, justement. Parce que ce n’est pas drôle, ben il vaut mieux en rire. Après coup, je vous l’accorde. Mais avec le recul on apprend à regarder les choses autrement. On leur donne une autre importance. Une autre dimension. Je vais essayer d’imager mes propos avec des expériences toutes aussi personnelles. Je ne vous en donnerai pas les détails… Mais les conséquences et notre façon de les vivre!

  1. Le mode « larve décérébrée »:

Sur le canapé, sous le plaid, habillée comme un sac  à regarder des films pour greluches 100% pur sucre en mangeant du chocolat aux fruits secs, en buvant du vin et en guettant les sms qui n’arriveront jamais, (peut être à cause d’un souci de réseau au niveau national, d’une épidémie de choléra qui le cloue au lit ou d’un vol scandaleux de son portable. Au choix) et en appelant vos copines pour essayer de trouver des mots réconfortants qui vous rassureront, persuadée que seules ces mêmes copines peuvent vous comprendre même si jamais elles n’ont autant souffert que vous, (chose que vous ne manquerez de leur faire remarquer « Oui mais moi c’est pas pareil, tu vois! Notre histoire était trop belle! ». Je passerai: les heures à ruminer sous la couette, vous persuadant que ce n’est pas possible, qu’il va revenir; les lectures de magazines de psychologie « Dossier du mois: survivre à une rupture » ou « Les choses qui peuvent le faire revenir« ; les tirages de cartes sur le net qui vous assurent que vous allez le retrouver et devenir millionaires dans la foulée; les groupes de discussions sur les réseaux sociaux qui vous donnent envie de sauter du pont le plus proche en croquant une capsule de cyanure tout en se tirant une balle dans la tête. Liste non exhaustive!

2.  Le mode « Hystérique superficielle »:

L’opposé total du précédent. Ou alors la suite, faut voir. A vous coiffeur hebdomadaire, esthéticienne, achats compulsifs de fringues, chaussures que vous ne mettrez jamais, seule ou en gloussant avec des copines qui ne sont pas dupes mais vous le font croire pour vous faire plaisir avant de vous ramasser à la petite cuillère, puisque ces choses superficielles ne seront que des pansements à durée déterminée, au même titre que les verres descendus en terrasse ou chez vous ou des potes lors de fêtes improvisées ou pas, qui vous donnent le sentiment de bien surmonter la chose puisque vous faites la fête. De la grimace. Parce que chaque achat, chaque verre vous fait sentir « Tellemeeeeeeeeeeeeeeent bien! Je revis! Je m’éclate! » Vous riez… euh non… vous gloussez comme la dinde que vous parvenez superbement à imiter. Picorant à tout va et se pavanant en se dandinant, persuadée que les autres vous admirent pour la volonté et la force dont vous faites preuve pour traverser ce moment difficile. Liste non exhaustive.

3. Le mode « Ermite dans sa grotte »

Vu que personne ne peut vous comprendre et vous consoler, vous décidez de vous cloîtrer chez vous et de ne pas en sortir avant la fonte des neiges en Alaska ou la prochaine ère de glaciation. A voir. Vous nourrissant de trucs bizarres traînant dans votre frigo, buvant des litres de tisanes ayurvédiques pour vous détendre, bouquinant tout et n’importe quoi mais recommençant chaque page car vous avez oublié de quoi parlait le paragraphe précédent. Téléphone coupé pour ne pas être dérangée pendant vos heures de méditation. Assise sur la fenêtre, le regard perdu dans l’activité de votre rue, pensant à tout et rien. Surtout rien. Faisant l’inventaire du vide abyssal de vos pensées. Vous tolérez la présence furtive du facteur qui vient déposer une lettre ou un colis. Mais refusant toute démonstration d’affection extérieure, autre que votre chat ou vos tortues. Vous portez votre croix et puis c’est tout. « Laissez moi donc tranquille, je mérite ce qui m’arrive! » L’auto-flagellation devenant une discipline dans laquelle vous excellez.

4. Le mode « Acharnée du travail »

Alors là… Alekseï Stakhanov fait figure de pâle lopette face à vous. Vous trouvez refuge dans le travail avec une force qui effraie votre entourage. Limite votre chef ou vos collègues n’osent pas vous interrompre pendant les réunions de peur de s’en prendre une et ils rasent les murs en vous croisant, pas de course et bras chargés de dossiers que vous aurez réglés dans la journée. Vous malmenez la pauvre stagiaire qui vous demande des renseignements, la considérant avec mépris comme une incompétente notoire et vous lui faites bien savoir. A vos supérieurs qui vous demandent de « souffler », vous répondez que vous allez très bien et que seul votre boulot compte désormais et que vous allez vous y consacrer corps et âme. Vous dépensez une fortune dans la machine à café et en repas lyophilisés et hyperprotéinés sensés vous éviter le resto d’entreprise dans lequel vous croiserez tous ces feignants avec lesquels vous bossez. Vous devenez ainsi la Bête noire de vos collègues. Mais ce n’est pas grave. Vous êtes en plein chagrin d’amour donc rien n’est pire, de toute façon.

5. Comment j’ai vécu mon grand chagrin d’amour à moi?

Un savoureux mélange des 4 modes cités précédemment. Voilà quelques années.

Des moments difficiles. Qui  mettent à genoux. Et puis qui finissent par passer.

Un jour, la lumière du soleil vous paraît plus lumineuse. Le café a meilleur goût. Le voisin vous salue et vous lui souriez en retour. Vous reprenez goût aux terrasses avec vos copines, autour d’une bonne table, tout en simplicité. vos recommencez à lire, à regarder des programmes dignes de ce nom. Vous réapprenez à sourire. La musique envahit à nouveau votre quotidien. La vie reprend son cours.

Et un jour, on se retrouve face à lui. Le temps d’une hésitation et on le salue. Un petit sourire. Quelques mots échangés. A une prochaine. Pas de tempête intérieure. Pas d’ouragan d’émotions. C’est passé.

Parce que oui, tout finit par passer. Le temps est notre meilleur allié. Et surtout, surtout, l’acceptation de notre situation en tant que personne. Oui. Il est parti. Oui je me retrouve seule. Oui c’est difficile. Oui je vais en chier. Oui nos absurdes promesses ont volé en éclat. Oui je vais m’effondrer. Oui je l’aime encore.

Mais ne pas oublier: Non je ne suis pas une conne. Non ce n’est pas de ma faute. Non je ne suis pas seule. Non je ne resterai pas au sol. Non je ne sombrerai pas dans d’obscures pensées. Non je ne le déteste pas. Non la vie ne s’arrête pas.

Et apprendre à regarder les choses autrement. Ce n’est pas simple d’accepter que l’on ait pu se tromper à un moment donné. Mais reconnaître nos erreurs est une chose qui libère d’un poids incommensurable. C’est un pas vers l’apaisement, vers la reconnaissance d’une situation qui va forcément nous faire grandir. Il faut juste avoir la curiosité de s’interroger, de comprendre nos propres failles, nos désillusions. Et avancer. Pas à pas. Tendre la main et prendre celles tendues. Observer et analyser. Sans se torturer. Mais avec la pleine conscience que ce qui arrive n’est pas sans raison. Qu’il y a toujours une explication à tout. On la trouve parfois plus tard, voire des années après. On réalise alors le chemin parcouru. On en sourit. Et à ce moment précis, on sait qu’on a grandi.

On sourit et on rit à ces « 4 modes » précédemment cités. Ils sont à peine exagérés et ils sont, quelque part, des bouées de sauvetage. Et j’en ai gardé un amour immodéré pour le chocolat aux fruits secs!

On remercie encore des années après nos ami(e)s sans qui on n’y serait pas arrivé. Et qui ont supporté nos frasques et nos soirées pleurnicheries débiles et ont accepté de nous garder dans leurs vies!!!!!!

On regarde ce Phénix tatoué sur son bras et on se dit que oui, on se relève de tout. Toujours. C’est un respect à la vie que nous avons et qui est enlevée ou a été enlevée, à beaucoup d’autres. Carpe Diem. Toujours.

Et quand un ou une amie traverse une telle tempête, on sait combien il est important d’être là. Parfois silencieux, parfois volubile, parfois zen, parfois agacé, mais là. Avec toujours cette bienveillance indispensable. Si le ciel actuel est sans aucun nuage, nul ne sait ce qu’il en sera demain. Et puis ne pas négliger la souffrance endurée: chacun vit sa souffrance à sa manière, selon son tempérament et son vécu. Ne l’oublions pas. Un chagrin d’amour recèle aussi parfois des douleurs passées pas complètement guéries.

Et cette citation de Niels Bohr, pourtant écrite dans un contexte beaucoup plus scientifique…

« Chaque grande difficulté porte en elle sa propre solution. Elle nous oblige à changer notre façon de penser afin de la trouver. »

Nath.

 

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Un commentaire

  • sideau@yahoo.fr'
    Répondre Sido de errances immobiles 24 juillet 2017 à 19 h 43 min

    Oh là là ! Vous m’avez donné des frissons les filles !
    Moi aussi j’aurais appelé la gendarmerie, la police aussi… J’espère que je n’aurai plus jamais plus de chagrin d’amour. Et j’espère aussi que je saurais être une vraie amie pour celle qui aurait à en vivre. Bref, c’est trop triste même si ton texte, Virginie, est succulent 🙂

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