La Malle aux Livres

En septembre, s’il tonne, la lecture est bonne.

11 octobre 2017
Photo de Marilyn Monroe lisant Ulysse de James Joyce dans un jardin d'enfants

Proverbe original « En septembre, s’il tonne, la vendange est bonne. »

La Maison de Tess – Cathy Kelly

Dans une petite ville de la côte irlandaise, Tess, Danae, Mara et Suki vont apprendre que la vie recèle bien des surprises, bonnes et mauvaises, qu’elle nous donne des leçons, qu’elle nous apprend à ne pas courber l’échine et surtout qu’elle nous enseigne que de toutes les choses les plus essentielles, l’échange et les discussions ouvertes sont sans doute les plus importantes. Confrontées à des histoires personnelles pas simples, voire même très complexes, elles vont trouver en l’amitié un soutien indéfectible et vivifiant.

Quand Tess apprend que son mari a une petite amie, alors qu’ils étaient « en pause » dans leur couple pour essayer de retrouver un second souffle, va essayer de ne pas s’effondrer et mener sa vie avec philosophie…

Quand sa nièce Mara vient trouver refuge chez elle pour échapper à un chagrin d’amour, Danae va devoir affronter les fantômes de son passé et dévoiler à sa nièce ce secret qu’elle porte depuis tant d’années…

Suki, la soeur de Tess, ex épouse d’un politicien issu d’une richissime famille et ex copine d’un chanteur star d’un groupe de rock, revient dans sa petite ville natale pour tenter de semer un chroniqueur mondain sans scrupules qui essaie de la soudoyer pour alimenter une biographie sulfureuse sur son ex mari.

Sous des apparences légères, aux parfums d’été, se cache une ôde à la liberté féminine et aux droits des femmes. La violence conjugale y est abordée de façon délicate, émouvante et touchante… Un agréable bol d’air aux parfums de côtes irlandaises, de prés et de collines verdoyantes et de thés partagés…

 

Dompteur d’anges – Claire Favan

J’ai découvert Claire Favan il y a peu avec « Serre-moi fort », puis dans ma lancé « Apnée noire » (je suis comme ça moi, lorsque j’aime un auteur j’enchaîne  beaucoup de ses écrits…), il m’était donc impossible de résister à son tout nouveau roman… Sauf peut-être deux, trois bouquins commencés  sur ma table de chevet… C’était sans compter, sur mes prières et l’écoute de mon Jiminy Criquet qui vendredi dernier me fit une très belle surprise en m’offrant « Dompteur d’Anges »…

Le commencement de l’histoire est banale, un typer ordinaire voué, à un destin quelconque, qui voit sa vie basculer du côté obscur le jour où, à tort il est accusé du meurtre d’un enfant qu’il n’a pas commis…

Nous avons tous eu un écho de ce qui arrive en prison en particulier au pédophile, au violeur d’enfants… Mais nous, lecteurs, nous savons dès le départ le présumé bourreau innocent, alors une boule au ventre terrible nous prend à l’estomac à chacun des sévices que subit Max… Comment ne pas sombrer, où se réfugier…? L’évasion? Max,  la trouvera dans la lecture, et ce durant cinq très longues années, jusqu’au fameux rebondissement, attestant ainsi son innocence, celle qu’il clamait depuis tant d’années…

Sorti de prison, c’est un homme brisé, détruit, très intelligent et diabolique que nous retrouvons….La vente de la maison familiale et l’indemnisation de l’Etat effectué et acquise, Max va enfin commencer une nouvelle vie et mettre son plan machiavélique en place patiemment, avec justesse et précision…

Nous faisons la connaissance de Suzy, la future femme très amoureuse et devouée de Max…

(Petite apparté, Un sourire au lèvre, à la lecture des personnages préférés de sa série télévisé, je nomme « Nick Lebel et Olivier Norek »… Ce clin d’oeil aux auteurs reviendra par la suite mais je ne vous en dis pas plus… Je trouve simplement, fort sympathique, cette façon d’immortaliser une amitié.)

C’est avec sa complicité, que Max va capturer ses proies. Des petits garçons d’environ 5/6 ans, enfants ou petits enfants des personnes l’ayant condamné et persécuté en prison. C’est aussi, à partir de là que vous lecteurs, surtout si vous êtes parents,  allez être en proie à des pulsions de surprotections envers vos chérubins, car la haine et les méthodes que Max va employer, font froid dans le dos…

« Max n’imaginait pas que le choses se passeraient aussi facilement. Mais à cet age l’esprit est si manipulable. Les deux  gosses ont été reformatés comme des disques durs. La programmation initiale, constituée d’amour filial et d’innocence, a été remplacée par de l’endurance et de la haine, de la débrouillardise et de la ruse. Bientôt, il pourra s’attaquer à leur peur pour les transformer en véritables machines de guerre. »

Max a enlevé trois enfants aux caractères bien différents… Malgré les horreurs, la peur, la terreur du monde extérieur et les punitions infligés par Max, un  des trois enfants va faire le choix de s’échapper et tenter de se construire une nouvelle vie…

C’est à ce moment que ma chronique s’achève, et que votre lecture commence…

Claire Flavan nous livre un roman tordu, un polar glaçant… (Par Vanda)

 

Un parfum d’encre et de liberté – Sarah McCoy

Deux histoires en parallèle…

Deux histoires dans lesquelles les femmes ont une place prépondérante. Essentielle.

En 1859, Sarah Brown embrasse la tradition familiale abolitionniste. Son père exécuté, elle reprend le flambeau et ne cessera de dénoncer toute sa vie durant, les injustices et les aberrations de l’esclavage. Elle renoncera à sa vie de femme, prendra des risques énormes, acceptera de laisser partir le grand amour de sa vie pour pouvoir poursuivre son combat pour la liberté.

En 2014, Eden trouve, dans la cave de sa nouvelle maison, une tête de poupée étrange. Datée de plus de 150 ans, elle conduira Sarah vers des chemins qu’elle ne soupçonnait pas… Elle s’ouvrira à de nouveaux horizons, appréhendera sa vie personnelle sous un nouvel angle et rencontrera des personnes qui feront d’elle une nouvelle femme…

Sarah MacCoy signe ici une épopée prenante et passionnante, nous menant dans des contrées et époques pas si lointaines et qui résonnent cependant fortement en ces temps obscurs qui laissent penser que les Etats Unis n’ont pas terminé leurs conflits intérieurs….

Le Manoir de Tyneford – Natasha Solomons

la lecture est bonneJ’avais lu « La Galerie des Maris disparus » de Natasha Solomons et j’avais été conquise par la plume de cette auteur…  Récidive avec ce manoir…

Les temps sont compliqués pour les juifs en 1938 en Autriche… Elise va le constater, dans cette bourgeoisie viennoise, qui n’affiche plus ses soirées comme avant, qui  semble taire ses amitiés, qui se renferme sur elle même… Alors que sa famille attend pour avoir un visa providentiel pour les Etats Unis, ses parents décident de l’envoyer en Angleterre dans une riche famille; elle devra devenir domestique le temps qu’ils puissent la faire venir auprès d’eux à New York. Elle accepte de partir, à contre-cœur, vers cette nouvelle vie dans laquelle elle deviendra servante, et devra cacher tout de ses origines et des véritables raisons qui lui ont fait traverser la Manche…

Elise va grandir, sans réellement s’en rendre compte. Elle va apprendre à aller vers ces gens méfiants mais qu’elle saura apprivoiser par sa droiture, son honnêteté et sa discrétion… Longtemps elle cachera les perles de sa mère dans ses vêtements et le dernier manuscrit de son père, alors écrivain mondialement connu, caché dans son violon,  sera son grand secret…

Et surtout, Elise va apprendre à aimer… Les autres. Un autre. Et sa vie va en être bouleversée.

A lire absolument!

Les heures silencieuses – Gaëlle Josse

« Interieur avec femme à l’épinette » d’Emanuel de Witte, datant du XVIIème siècle est à l’origine de ce court roman surprenant.

En 1667, Magdalena Van Beyeren décide d’évoquer sa vie de femme de la bonne société de Delft. Son enfance, sa jeunesse, et sa vie de jeune adulte qui lui permettra d’aider son père grâce à ses qualités de gestionnaire, dans l’entreprise marchande familiale, sa rencontre avec son futur mari, un mariage sans passion, et surtout, ses petits secrets de femme qui rêve d’émancipation, à mots couverts… Mais qui restera cloîtrée dans ce seul rôle que les femmes de bonne famille avaient à l’époque…

Gaëlle Josse dresse ici un portrait d’une femme avant-gardiste, mais qui ne pourra pas s’affirmer dans cette société patriarcale… Sa plume est touchante, émouvante et nous donne envie de lire, encore… Car c’est bien là le seul hic de ce roman: il est bien trop court!

A lire absolument.

 

La Tresse – Laetitia Colombani

Pour ceux qui n’ont pas découvert ce livre, la chronique est ici!

 

 

 

 

 

Glaise – Franck Bouysse

Le gros coup de coeur ici, sur notre terrasse! Une véritable pépite à lire de toute urgence!

 

 

 

 

 

Quand on n’a que l’humour – Amélie Antoine

Amélie est désormais une incontournable pour nous… A lire absolument!!! Chronique ici pour ceux qui ne l’auraient pas lue!

 

 

 

 

 

Hortense – Jacques Expert

Un livre glaçant. Véritablement. Quand la folie peut croiser notre quotidien! C’est ici…

 

 

 

 

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