La Malle aux Livres noirs

Froid et neige en décembre, des lectures à revendre.

5 janvier 2017
Montage de trois photos de Marilyn Monroe écrivant dans un carnet et cherchant l'inspiration

Véritable dicton  » Froid et neige en décembre, du blé à revendre. »

Un mois de lectures de polars, de thrillers, de noir… Angoisses nocturnes, terreurs diurnes, cauchemars éveillés… Vous êtes prêts?

La femme du monstre – Jacques Expert

9782253125563-001-TQuand la police vient chercher son mari, un matin, « elle » ne se doute pas des véritables raisons de son interpellation. En quelques heures, sa vie est fracassée par des révélations  sur les activités immondes  de ce « monstre » qu’elle aimait tant. Elle devient la cible des journalistes, des paparazzis, se cachant du mieux qu’elle peut pour échapper à la folie médiatique.

Et puis elle raconte. Elle raconte leur rencontre, sa vie à ses côtés, ses désillusions, ses peurs, les colères de son mari qui la laissent terrorisée, les doutes, les questions… nous dévoilant lentement un être abject, détestable, qui ne nous inspire que le plus profond mépris. Jusqu’à l’énoncé du verdict, elle nous raconte tout cela, sa vie. Entre flash-backs et narration  du procès, on découvre sa vie glauque qu’elle s’est employée à imaginer belle, quitte à se voiler la face, quitte à accepter les humiliations de son mari, ses violences morales et physiques, quitte à laisser leurs enfants grandir dans une ambiance pesante et malsaine. Par amour? Ou plutôt par illusion d’un amour?

C’est violent. Noir. Donnant la nausée. Jacques Expert nous entraîne dans le sillage de ce personnage ambigu, parfois insupportable de naïveté et de faiblesse. Plus les chapitres avancent, et moins on lui accorde de compassion, de circonstances atténuantes. Oui, elle était la femme d’un monstre, oui. Mais est-on certain qu’elle ne savait vraiment rien? A vous de le découvrir…

 

Black Coffee – Sophie Loubière

lecturesBon… Alors…

Si comme moi, la « Route 66 » vous paraît fascinante, si vous voyez un côté poétique à ces vastes étendues désertiques, si les petites villes perdues vous paraissent charmantes, SURTOUT NE LISEZ PAS CE LIVRE. Car moi, du coup, je l’ai rayée, cette « Mother Road » de mes destinations rêvées.

Sophie Loubière nous ouvre ici la porte vers un Enfer qui sent le macadam, la mauvaise bière, les hamburgers gras, le sang âcre et la violence psychologique et physique. Si tant est que ces deux dernières aient une odeur. Si ce n’est celle de la mort.

Lola parcourt la Route 66 à la recherche de son mari disparu sur celle ci quelques années auparavant, lors d’un voyage familial. Sans nouvelles depuis toutes ces années, elle reçoit un jour un carnet rempli de confidences qui seraient celles d’un serial killer officiant dans la région depuis des décennies. Accompagnée par ses enfants, elle cherche désespérément son mari afin de lui faire signer les papiers du divorce qui la libéreraient ainsi de ses charges financières qu’elle n’arrive plus à assumer. Mais il y a ce carnet, intriguant et fascinant. Qui est-il cet homme et pourquoi s’est-il confié ainsi à son mari? Elle va se retrouver face à l’une de ses victimes miraculeusement réchappée d’un de ses  massacres, journaliste qui vient d’obtenir le prix Pulitzer. Ensemble, ils vont essayer de percer l’énigme de cette disparition tout en cherchant à mettre un nom sur ce meurtrier.

Entre fantômes du passé, monstres du présent, Sophie Loubière nous enchaîne à la portière de sa voiture et nous « promène » avec violence dans cette région au passé aussi rempli que sont vides ces déserts arides. Avec une plume magnifique et une éloquence parfois stupéfiante, elle nous offre ici un roman exceptionnel.

Le seul hic? Parce que oui, il y en a un… Le second opus « White coffee » vient de sortir et je crains que ma montagne à lire ne s’agrandisse encore…

A LIRE ABSOLUMENT!!!!

 

Nous allons mourir ce soir – Gillian Flynn

Couverture-Nouvelle-Flynn-mourir-ce-soirGillian Flynn, ce nom ne vous dit rien, si j’en suis certaine vous connaissez son livre « Les Apparences », non ça ne vous dit rien? Réfléchissez, car vous ne l’avez peut-être pas lu, mais vu au cinéma derrière le titre: « Gone Girl » adaptation scénarisée par Flynn elle même et réalisé par David Fincher…Ben Affleck en tête d’affiche.

C’est par pur hasard qu’une nouvelle de l’auteure de 60 pages attire mon regard… Ce petit format de poche cartonné est agréable au toucher, la couverture attrayante, certes sombre, avec un titre légèrement brillant et énigmatique…« Nous allons mourir ce soir »

Je retourne le petit livre, et là, le résumé m’intrigue:

« Quelqu’un vous ment. On dirait que vous allez devoir choisir à quelle histoire vous accordez votre foi. Qu’est-ce qui vous rassurerait le plus »

Par habitude, lorsque je ne suis pas certaine de vouloir vraiment un livre, je tape le titre sur google. A ma grande surprise je découvre que ce petit roman fait partie de l’ouvrage Rogues, anthologie  de 21 nouvelles rassemblées par Georges R.R Martin, que l’on ne présente plus ( « le Trône de fer » …)

Cette nouvelle rencontra un telle succès qu’elle fut éditer seule par les éditions Sonatine, pour faire patienter les lecteurs entre les « Apparences » et le roman suivant de Gillian Flynn « Les lieux sombres ».

Au fil des pages je deviens indirectement la narratrice, un vrai casse-tête… La tension monte crescendo, le doute s’installe… Qui dit vrai? Qui est honnête? Qui ment…?

L’exercice d’une nouvelle est un travail audacieux pour n’importe quel auteur… Et celle-ci est juste à, couper le souffle…

Par Vanda.

 

Cyanure – Camilla Läckberg

camilla läckberg CyanureJe ne présente plus Camilla Läckberg. Auteur suédoise qui depuis des années nous entraîne dans des histoires sombres, des intrigues savoureuses et qui a presque fait rentrer Erica Falck et Patrik Hedström dans notre cercle familial tellement nous avons l’impression de les connaître.

Mais ici, point de Patrik Ou Erica. C’est leur collègue Martin qui est au coeur de l’action et seul.Enfin, non… Seul pas vraiment! Il passe un week-end de tempête de neige sur une île au large de Fjällbacka, dans la famille de sa petite amie Lisette. Famille rongée par l’avidité, l’hypocrisie et ayant un bon nombre de cadavres dans ses placards. Mais lors de cette première soirée, le premier cadavre est le grand père, richissime et imbu de sa personne. Alors qu’il invective chaque membre de la famille, il s’écroule, empoisonné par du cyanure dans son verre de vin.

Martin, va essayer de trouver l’assassin dans cette famille dont chaque membre a des choses à reprocher aux autres… En attendant que la tempête se calme et que ses collègues et autres secours arrivent, il va dénouer lentement ce sac de noeuds… Jusqu’à ce qu’un autre cadavre soit découvert…

Une « pause » dans les aventures de nos deux flics suédois… Cela se lit vite. Bien. Il manque cependant un tout petit quelque chose pour le rendre aussi passionnant que les autres. A découvrir. 154 petites pages seulement….

 

Juste une fois – Alexandre Jardin

Ce roman d’Alexandre Jardin n’est tout récent je vous l’accorde, (il a été publié en 2014) mais le titre m’a accroché de suite car comment peut-on faire la promesse de faire quelque chose « juste une fois ». Comment résister à l’exquis quand on y a goûté une fois? Juste une, surtout si la quête de ce bonheur éphémère a été longue et difficile aussi bien physiquement que moralement. Dans ce roman, Alexandre Jardin met à l’épreuve Hanna face à la promesse de César. Hanna est une jeune femme qui a vécu différentes histoires d’amour toutes soldées par des échecs qui décide de vivre un « amour » sans souffrance avec Arnaldo :

Le goût pour les apothéoses du corps qui laissent les pucelles rêveuses lui avait passé. (…) Dans sa vie, les frénésies ne seraient plus admises. Hannah n’aimait pas Arnaldo en gamine affolée, mais elle avait un goût vif pour ce garçon optimiste, ce qui était bien assez.

Seulement voilà c’était sans compter une vague promesse, plutôt un désir, faite par César le 11 septembre 1986 en haut du World Trade Center qui demandait à Hannah qu’ils s’aiment juste une fois pour qu’aucun des deux ne puisse avoir de regret. Hannah avait le choix du moment, César attendrait… Lors de cette promesse, César était sur le point d’épouser la sœur d’Hanna et se rend compte qu’il ne fait pas forcément le bon choix. Quinze ans plus tard, l’histoire se répète, à peu de chose près, car là c’est Hannah qui est sur le point de se marier au « bon » Arnaldo. Cet été 2001, au bord du lac Masson au Canada, des vérités, des désirs, des envies et des mensonges, se mêlent pour tourmenter encore plus Hannah face à ses choix de vie. Va-t-elle succomber à César ? Restera-t-elle fidèle à Arnaldo ? Je n’en dirai pas plus si ce n’est que nos choix sont nos envies et que la raison et le cœur forment un couple bien difficile à accorder parfois… souvent… toujours…      (Par Sophie)

La ballade de l’enfant-gris – Baptiste Beaulieu

Pour ceux qui n’ont pas encore découvert ce livre boulversant…

La chronique est ICI!

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi il ne faut pas lire Nicolas lebel?

Quand la réalité rattrape la fiction…

 

Pour les amateurs de science-fiction, la chronique est ici!

 

Lynwood Miller – Sandrine Roy

Un polar par une jeune auteur. Un premier livre qui en appelle d’autres!

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 Commentaires

  • sideau@yahoo.fr'
    Répondre Sido de errances immobiles 9 janvier 2017 à 21 h 16 min

    C’est malin ! Maintenant j’ai envie de tous les lire !!

    • Répondre Lila sur sa Terrasse 11 janvier 2017 à 18 h 27 min

      Ils sont terriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiibles!!!!!!!! Sauf le Camilla Lackberg. tu peux zapper!!!! <3

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