La Malle aux Livres

Vacances, je lis de tout… 11 premières idées de lectures.

15 juillet 2019

Oui je sais. Ce n’est pas un choix très vaste.

Alors sachez que:

  1. Je n’ai pas eu le temps de beaucoup lire ces dernières semaines. Déménagement. Jardinage. Fin d’année scolaire…
  2. J’ai lu quelques débuts de bouquins décevants dont je ne parlerai pas ici.
  3. Et j’ai décidé de faire un second article pour les vacanciers tardifs… Pour ne pas avoir à trop vous en « offrir » d’un coup.
  4. Donc vous avez 11 idées de lectures. Par Vanda et moi.

Filles de la Mer – Mary Lynn Bracht

idées de lectureEn 1943, la Corée est occupée par l’armée japonaise.
Les soldats enlèvent des jeunes filles, les battent, les enferment dans des bordels misérables et les violent.
Hana se laisse enlever pour protéger sa petite sœur Emiko.
Elle va vivre l’enfer. Celui que l’on ne peut pas imaginer et qui nous fait fermer les yeux en lisant certains passages.
Emi, devenue vieille femme, vit avec ce fantôme qui ne l’a pas quittée durant ces décennies. Sa sœur adorée qui s’est sacrifiée pour elle. Elle raconte sa vie, bouleversante d’émotions…
Chaque chapitre alterne ces deux récits…
Nous suivons Hana dans son Enfer. Mois par mois. Nous espérons, pleurons avec elle… Jusqu’à ce que son destin bascule.
Hana et Emuko sont des « haenyeo » des femmes qui vivent en pêchant dans les fonds marins, et qui ont une place à part dans cette société coréenne.
Des femmes fortes qui vont faire face aux horreurs de la guerre avec une dignité déconcertante.
Une plongée dans le passé sombre et immonde d’une guerre parmi tant d’autres…
Et la découverte d’une page de l’histoire de ces pays qui pansent encore leurs blessures.
Certaines femmes ayant vécu cet Enfer sont encore vivantes et témoignent à travers ces deux pays des méfaits de la guerre. Une magnifique découverte.

 

Boréal – Sonja Delzongle

La nature va mal. Le réchauffement climatique est une évidence que bon nombre de climatosceptiques nient. Si les ours polaires crèvent de faim, dites vous bien que c’est de la faute de l’Homme. Comme tout le reste d’ailleurs. Nous courons à notre perte. Ce n’est qu’une question de temps.
A partir de là, pouvons nous en vouloir à des animaux de dévorer des humains sur la banquise? A des villages détruits par des hommes arrogants, à ces personnes survivantes et ravagées par une folie que nous ne comprenons pas, d’être devenus anthropophages?
Qui sont les plus fous?
Eux? Nous?
Sonja Delzongle nous livre un roman brillant. Intelligent sur cette catastrophe écologique dans laquelle nous sommes rentrés…
Que vont découvrir ces 9 scientifiques dans leur base au Groenland, seuls, dans une nuit profonde et silencieuse?
Un Enfer de glace. Et quoi d’autre? La réalisation de leurs pires cauchemars peut être… Et des nôtres.
À lire de toute urgence. 

 

 

Poulets grillés – Sophie Hénaff

Anne Capestan est une flic douée. Reconnue. Sauf qu’un jour, bavure. Elle est donc mise au placard. Quand son supérieur la convoque pour lui signifier qu’elle reprend du service et la nomme commissaire en banlieue parisienne, elle ne saisit pas tout de suite. Puis elle comprend. Ils la sortent du placard pour la mettre sur une voie de garage. Un commissariat sans aucune « existence légale » qui sera chargé de s’occuper des dossiers non résolus. Avec comme flics à ses côtés, un dépressif, un alcoolique, un poisseux, un homo viré par sa hierarchie parce qu’il est homo justement, une écrivain de série policière qui dérange dans les hautes sphères… Un cocktail qui ne devrait pas, selon les hauts placés, faire parler de lui.

Mais c’est sans compter sur la persévérance de Capestan, les tempéraments surprenants de ses acolytes et la plume facétieuse de Sophie Hénaff.

Quand les laissés pour compte prennent leur revanche sur l’ordre établi. C’est terriblement bon, drôle à souhait. Et addictif! A lire sans modération.

 

Hanna – Laurence Peyrin

Vous avez lu « La drôle de vie de Zelda Zonk »? Ce premier roman de Laurence Peyrin nous entraînait dans le sillage d’Hannah et d’une vieille dame, Zelda Zonk, qui se liaient d’amitié l’une pour l’autre. La première étant persuadée que son amie est en réalité Marylin Monroe: la star utilisait ce pseudo quand elle voulait descendre incognito dans les hôtels…

Dans cette suite, on retrouve Hannah. Et ses choix de vie. Son départ pour New York et l’ouverture d’une librairie/salon de thé. Une petite fille. Jeff son mari. Et cette maison dans la campagne irlandaise qui l’appelle. Michael. Et Zelda qui continue à lui sourire malgré tout. Laurence Peyrin nous entraîne dans cette suite aussi rafraîchissante que le premier opus.

Et cette question: peut-on changer nos vies, à n’importe quel moment et trouver notre bonheur ailleurs? A lire seulement si vous avez lu le premier.

 

Quand sort la recluse – Fred Vargas

La personne qui m’a offert ce livre ne savait pas mon aversion des araignées. Je ne parlerai pas d’arachnophobie car je supporte les espèces pas trop noires, pas trop grandes qui ne se permettent pas de venir me narguer sur les murs de ma chambre. Pour vous dire, depuis quelques jours, une grande que l’on nomme « faucheuse »a établi ses quartiers dans ma bibliothèque et je la laisse, lui demandant chaque jour de rester où elle est, sans trop s’approcher. Donc voilà. Fin du petit aparté.

Dans ce roman, il est question de recluse. Une araignée si craintive qu’elle ne sort de son trou que pour manger et elle y retourne. Inoffensive. Sauf que des gens meurent, aux quatre coins de la France de piqûres de cette arachnide. Interpellé, le commissaire Adamsberg va se lancer dans une enquête qui va le conduire dans une histoire glauque de gamins violentés, maltraîtés, voilà plusieurs décennies. Quel est le lien entre tous? Il va le découvrir au fil de son enquête, toujours entouré de ses collègues sans qui ses aventures ne seraient pas les mêmes. Et lui, à chasser ces recluses, va se retrouver face à l’une d’elle. Mais une vraie. Une femme qui avait choisie d’être enfermée. Pour des raisons déchirantes… A découvrir.

Prête moi ton homme – Emily Giffin

Attention! Roman 300% pur sucre greluchien. Ce qui signifie, pour moi,  que c’est de la « chick lit' » qui vide la tête et fait sourire. Je ne lis que très rarement ce genre de livre mais j’avoue que la lecture de celui ci a été agréable, car bien écrit. Et puis comme je l’ai déjà écrit auparavant, il ne faut mépriser aucun type de lecture, car c’est sans doute à cause de ce comportement parfois élitiste de certains que d’autres ont arrêté de lire.

Donc voilà.

Rachel a 30 ans, aucun enfant, aucun mec et un boulot déprimant. Une sorte de Bridget Jones quoi… Un soir elle fait la fête avec des potes, boit à outrance et se réveille dans les bras du fiancé de sa meilleure amie. Dont elle doit être le témoin à son mariage. Vous imaginez bien la suite? Parce que si un acte isolé peut être éventuellement considéré comme un accident, là, c’est un véritable carambolage. Mentir à sa meilleure amie et déjà une chose, mais se mentir à soi-même en est une autre… Pour les amatrices du genre!

 

Le mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

Avis aux amateurs de vraies histoires d’amour.

Oui, j’ai dit vraies. Pas des trucs édulcorés, sucrés à souhait, regorgeant de clichés guimauve, style les contes de fée pleins de rose et de flonflons…..

Non, une vraie histoire d’amour. Contemporaine. Sincère. A propos de laquelle un critique suédois dit « La vie de couple tue l’amour. La vie de famille l’enterre. » Voilà. Le ton est donné.

« Le mec de la tombe d’à côté » de Katarina Mazetti (auteur suédoise, comme son nom ne l’indique pas) nous plonge dans l’histoire de Benny, paysan de son état, abonné aux magazines agricoles, vivant la télé allumée dans une bicoque austère, tapissée de broderies de sa maman défunte, et de Désirée, jeune veuve, bibliothécaire passionnée de livres en tout genre, qui vit sans télé dans un appartement moderne, design et épuré. Bon, ok, les différences entre ces deux personnes sont limite clichés mais ce sont les seuls de ce livre.

Dès les premières lignes, vous vous laissez emporter. Vous êtes sous la charme de leur histoire. Aux mots crus et vrais. Aux remarques acides et percutantes. Vous vous plaisez à sourire franchement, à soupirer et à réfléchir. Vous vous régalez. Un point c’est tout. Un pur moment de lecture et de bonheur littéraire.

Et non seulement Katarina Mazetti vous passionne mais elle sait aussi et surtout pointer du bout de sa plume les questions, les doutes, les envies, les faiblesses de chacun d’entre nous. Certains passages sont si criants de vérité que vous vous sentez troublée et vous replongez dans la lecture avec l’envie d’en découvrir plus. Sur elle. Sur lui. Sur vous. A découvrir absolument.

 

Surface – Olivier Norek

Noémie est une capitaine de police à l’avenir prometteur. Lors d’une intervention qui tourne mal, elle se retrouve blessée. Et défigurée. Sa hiérarchie ne voulant pas s’encombrer d’un agent qui leur renvoie leurs responsabilités par sa simple présence physique, décide de la faire muter dans l’Aveyron. Elle rencontre alors sa nouvelle équipe et les snobe, car elle doit prouver que ce commissariat est inutile et donc le faire fermer. Ses collègues pensent que cette parisienne méprisante est malgré tout une opportunité pour eux, présente pour dynamiser la police dans ce secteur en manque de grandes sensations.

Un jour, un pêcheur découvre sur le lac un tonneau flottant. Il s’en approche, l’ouvre et découvre un cadavre d’enfant à l’intérieur. Noémie et ses collègues vont alors commencer une enquête qui va les renvoyer des décennies en arrière. Un véritable « cold case ». Un dossier à traiter en prenant en compte l’histoire d’un village englouti…Et faire ainsi ressortir les vieux démons, les secrets de tous ces habitants. Des choses que tout le monde croyaient oubliées… Une enquête comme une lutte pour résoudre cette enquête policière et surtout une lutte contre elle même pour retrouver la femme qu’elle était. A lire absolument. (Par Vanda)

 

Une évidence – Agnès Martin-Lugand

Reine est une mère célibataire vivant à Paris avec son fils Noé. Publicitaire reconnue, elle doit sa carrière à Paul qui l’a accueillie enceinte,  désespérément seule et abandonnée par le père de son fils, Nicolas. Lors d’un séjour professionnel à Saint Malo, 18 ans après, elle rencontre Pacome avec qui elle va vivre une belle histoire d’amour, et le hasard la mettra aussi face à Nicolas. Qui ignore qu’il a un fils. Mais qui, lui, a refait sa vie et a 3 enfants. Les vies de tous sont bouleversées par ces révélations; Reine avait dit à tous que Nicolas l’avait abandonnée parce qu’il ne voulait pas s’occuper de ce fils non désiré. Une vie construite sur le mensonge.

Les chemins de tous ces personnages vont alors s’entrecroiser et ils vont tisser des liens aussi surprenants que forts… Dans ce roman, Agnès Martin Lugand dénonce l’importance d’assumer ses choix. Ne pas mentir et surtout ne pas se mentir à soi même…  (Par Vanda)

 

Mission Hygge – Caroline Franc

Chloé est reporter de guerre. Elle passe sa vie sur le terrain, pour essayer d’éclairer le monde sur les raisons et l’horreur de ces conflits. Sa vie privée se résume à manger des kebabs sur les cartons non déballés de son déménagement. Irascible et odieuse avec ses collègues, son patron décide de la mettre sur la touche pendant quelques semaines et lui propose une reportage dans une zone sans conflit. Le temps qu’elle se repose. Complètement hostile à cette idée, sa colère va décupler quand elle apprend que sa destination est la Norvège et un de ses petits villages côtiers, Gilleleje, réputé pour être le village le plus heureux du monde… La voici donc partie pour des semaines de cocooning au coin du feu. Une mission de haute voltige pour une reporter de cette trempe: comment survivre dans un tel lieu, entourée de sourires et de bienveillance?

Un roman comme une gourmandise que l’on déguste devant un café chaud, entourés de bougies et de guirlandes lumineuses… Genre petit pain à la cannelle sortant du four…

 

 

Semer des graminées – Nathalie Longevial

Les hasards des réseaux sociaux. J’ai lu Nathalie. Là, sur son blog. Et j’ai bien aimé sa plume. Intelligente. Vive. Sensible. J’aime beaucoup sa façon de raconter les choses… Et contrairement à mes habitudes, c’est moi qui lui ai demandé si je pouvais la lire…

Au premier abord, ce n’est pas le genre de livres qu’on a envie de lire sur une plage… La maladie d’un père qui vient bouleverser la vie de tous. Surtout celle de sa fille aînée qui a du mal à accepter que « Papa va mourir ». Et qui au fil des mois, va lui parler, raconter son quotidien à elle, face à la maladie, à la peur de la souffrance et de la mort, aux questions que la pudeur fait taire…

Et puis, finalement, on le dévore. C’est juste, beau et absolument dénué de tout pathos. On sourit, on s’émeut. On suit un quotidien qui serait peut-être le nôtre dans un tel cas. Nathalie pose des mots sur des émotions aussi nombreuses que diverses. elle nous montre que la vie n’a jamais été aussi précieuse que lorsqu’on réalise qu’elle peut s’arrêter à tout instant… Alors on sème des sourires, des étreintes. Des mots et des graminées. Faisant ainsi un prodigieux pied de nez à la mort. A lire absolument.

 

[ssba]

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