La Malle aux Livres

Le jour où maman m’a présenté Shakespeare – Julien Aranda

13 septembre 2018

Les gamins à la vie de famille compliquée… J’en ai croisé beaucoup. Trop parfois, quand les complications éteignent leurs regards et leurs sourires…

maman m'a présenté ShakespeareDans ce livre, Julien Aranda endosse le costume d’un conteur en culottes courtes… Un conteur qui vit avec sa maman; sans papa. Et une joyeuse troupe d’amis originale, passionnée par le théâtre, qui vit au jour le jour et qui sait rire et sourire au clair de lune… Mais ce gamin ne manque pas d’amour. Loin de là. Il est éveillé à la vie par une maman peu ordinaire qui lui prodigue un amour infini, qui lui fait découvrir que les choses essentielles sont parfois invisibles et que le matériel n’est que pas grand chose dans nos vies, finalement… Sauf que notre société n’est pas prête à entendre ce genre de discours. A accepter des modes de vie différents mais qui savent combler l’imaginaire et l’âme poète des enfants… Quand ils viennent à être séparés, leur vie chamboulée, ils sauront être des soutiens sans faille l’un pour l’autre. Les uns pour les autres. Remplis de leur amour en la vie, en l’être humain, ils vont avancer en envoyant voler en éclats les décisions prises par les autres, ceux qui n’ont pas eu la chance d’apprendre à apprécier Shakespeare et ses acolytes…

Julien Aranda nous offre ici un roman bouleversant et touchant. Bouleversant de beau. D’espoir et d’amour. Un roman qui nous montre les aberrations d’une société matérialiste qui devrait revoir ses priorités, ses dogmes désuets. Il nous montre que l’Amour peut venir à bout de bien des complications, des faux semblants et de la bêtise de ceux qui sont rassurés par une ignorance dans laquelle ils se complaisent; la peur d’être bousculés, de se remettre en question. Des sujets graves qui nous pincent le coeur mais que cet auteur prometteur aborde avec une rare intelligence. Et surtout il dégaine une arme infaillible qui peut changer cela: l’art. Le théâtre qui, ici,  inonde de poésie et de légèreté un monde éteint et dénué d’empathie.

Cette joyeuse troupe de comédiens aussi farfelus que bienveillants est une ôde à l’acceptation des différences. Elle nous fait sourire en nous apportant une  chaleur humaine trop rare, trop ponctuelle dans nos vies à mille à l’heure.

Le temps de cette lecture, tout devient coloré. Même si on sait que l’essentiel est dans ces mots que nous lisons, écoutons, disons… Il est bon, parfois, de nous le rappeler…

A lire absolument.

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Julien,

Je n’ai pas qu’aimé, tu t’en doutes… Ta plume s’affine, tes mots s’envolent et retombent avec  grâce … Je suis impatiente des prochains…

Et puis j’ai souri… Ma fille a 10 ans; férue de théâtre, elle a tendance à être parfois aussi farfelue que Rita, Lulu… Et j’aime ça!

Merci… Vraiment…

Nath.

Crédit photo: L’Agence de Voyages imaginaires

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