La Malle aux Livres

Les quatre saisons de l’été – Grégoire Delacourt

19 septembre 2016

les quatre saisons de l'étéEn découvrant ce titre de Grégoire Delacourt, je me suis demandée pourquoi « Les 4 saisons de l’été ».

Et puis je l’ai lu.

Et j’ai compris…

Grégoire a cette délicatesse des mots et des sentiments qui happe et qui transporte…

4 histoires d’amour.

Un été d’une jeunesse aussi lumineuse et sucrée qu’orageuse et déstabilisante…

Un automne d’une histoire qui se termine et prépare en son sein des bouleversements…

Un hiver aussi froid et glacial que la mort…

Un printemps qui annonce un renouveau surprenant et de beaux moments à venir.

Des personnages qui vivent une histoire d’amour, chacun à leur façon. Avec des regards différents, des appréhensions. des espoirs, des désillusions, des rêves, des jeux, des gestes…

Des personnages dans une même ville. Qui se croisent sans se connaître, s’apercevant parfois.

Des personnages que nous pourrions être. Avec nos faiblesses et nos forces.

Des personnages auxquels on s’attache et qui nous remplissent de belles émotions.

C’est cela « Les quatre saisons de l’été ».

Des histoires d’amour entrecroisées. Belles, dures, fortes. De vraies histoires d’amour.

Et tout au long de la lecture, Grégoire Delacourt ne nous lâche pas la main. Nous posant, là, au beau milieu d’une rue, d’un restaurant, sur une plage en pleine nuit, et semble nous raconter ce que nous pouvons alors voir, percevoir, deviner.

Parfois, nous sourions. Parfois, pas.

Parfois, nos yeux prennent la couleur de la mer, laissant des vagues, s’écraser doucement, sur nos paupières closes.

Et parfois nous relisons certains passages emprunts d’une belle mélancolie.

Un récit surprenant qui n’est pas sans rappeler la trilogie de Krzysztof Kieslowski « Trois couleurs… » dans laquelle les personnages se croisent sans savoir qu’ils sont les héros d’une histoire parallèle; apparaissant silencieusement et intelligemment dans l’un des deux autres films…

Oui. ce livre est émouvant et intelligent. Nous rappelant à chaque instant que nous sommes les propres acteurs de notre vie. Que nous faisons ou devons faire des choix, inéluctablement, pour lui sourire, à cette vie pas toujours évidente, simple. Et pouvoir se dire ainsi « Oui. J’aime. Et c’est beau »

« Moi? Moi, j’ai connu la passion, j’ai connu la trahison, j’ai connu la violence des hommes, celle de leurs amours infimes qui s’éteignent à l’instant où on leur dit oui, à la seconde même où ils pénètrent, où leur couteau entaille; j’ai connu l’envie de mourir d’amour à quinze ans avec toi, je ne m’en suis jamais remise, jamais guérie, je me suis égarée, perdue (…) je t’ai laissé partir, toi, l’immense amour de ma vie, je t’ai laissé partir doucement, comme une eau; ton nom s’est envolé, puis a fondu sous la porte de la chambre et c’était fini, et j’ai pleuré, pleuré, et s’il est dit que le chagrin peut produire cent litres de larmes dans une vie, alors je les ai pleurées cet après-midi-là. « 

A lire absolument.

(Article écrit en partenariat avec Le Livre de Poche)

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Mon cher Grégoire,

De toutes les fleurs rencontrées dans votre roman, Rose restera celle qui m’a le plus bouleversée… Pour tout ce que cela implique. 

Merci…

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Un commentaire

  • Répondre Octobre à moitié pluvieux rend le lecteur joyeux. - Lila sur sa Terrasse 5 novembre 2016 à 11 h 48 min

    […] Un roman surprenant, emmêlant délicieusement plusieurs histoires… Quand un été prend des couleurs différentes… […]

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