Le Boudoir des Nanas

Mes vœux dans un bouillon de légumes.

31 décembre 2019

Cela faisait longtemps que je n’ai pas écrit, comme ça, pour rien.

Enfin si! Pour quelque chose. Vous présenter mes voeux pour cette nouvelle année.

Chose que je trouve un peu débile finalement car je souhaite à chacun le meilleur et ce pour chaque jour. Voilààààààààààààààààààààààààààààà. C’est fait.

On passe à autre chose?

On parle de l’évasion de Carlos Ghosn? Du conflit/génocide au Yemen? De la pollution des océans? De la réforme des retraites?

Ou alors on parle de la gastro qui me cloue sur mon canapé depuis hier matin? Le truc qui vous tétanise comme si vous aviez reçu un bloc de béton sur les reins, et qui ne vous laisse de répit que pour courir jusqu’aux toilettes. Je sais, je vous vends du rêve.

Non mais sérieux, Une gastro. Je passe ma vie à côtoyer des mômes plus ou moins malades, qui s’essuient les mains dans mes jupes ou leur nez dans ma veste en récréation, l’air de rien. Qui me toussent au visage sans « mettre la main devant la bouche » (sourire crispé quand vous le leur rappelez). Qui vomissent sur leur table le p’tit déj encore entier. Et rien! Jamais! Une résistance aux microbes que je pensais avoir même génétisée pour au moins deux générations. Ben non. Depuis hier, je suis affalée sous mes plaids, à tenter vainement d’avaler du coca éventé, en gémissant car de vilaines courbatures se sont rajoutées aux aléas de la gastro. Vous voyez bien desquels je veux parler?! Bon, donc, me voilà assommée par tout cela quand je me décide à allumer la télé, ne parvenant pas à lire. Chaînes classiques, no comment. Netflix: mon fils et ses potes regardent déjà et je n’ai droit qu’à un seul écran (largement suffisant dans cette maison) donc je mets OCS. Et là… Le bonheur absolu! Le miracle de Noël! Ils ont la totalité de « Sex and the City »! La série de ma lointaine jeunesse. Je remercie le Dieu de la gastro d’avoir enfin une bonne excuse pour ne pas quitter le canapé, et je profite de ce repos obligatoire pour me replonger dedans. Et vous savez quoi? Cela n’a pas pris une ride. C’est amusant et pétillant.

Bon. J’imagine déjà les ricanements. Oui c’est léger. Très léger. Mais le propos est loin d’être con et les réflexions de Carrie Bradshaw en matière de sexe et d’amour plutôt très justes. Après, oui, je sais, elles ne représentent qu’une infime minorité des New Yorkaises, elles ont des vies impossibles à mener dans la réalité, etc… Et ben vous savez quoi? Je le sais et je m’en bats les couettes. Moi j’aime bien ces petits nuages de futilités, de rires greluches de temps en temps. Et oui j’aimerais bien pouvoir porter leurs tenues splendides. Sauf que je devrais, dans cette éventualité, attaquer une liposuccion de tout le corps, avant et que je suppose que mon repas de la journée (un bouillon de légumes) doit être le seul repas d’une journée normale chez elles. Donc j’enchaîne les épisodes en souriant.

Et ce matin, encore courbaturée et nauséeuse, je me dis que je vais sans doute enchaîner sur la saison 2. Mais je n’aurais pas l’esprit tranquille si je ne vous dis pas à quel point je vous souhaite d’être heureux ou de trouver le véritable bonheur pour cette nouvelle année.

Qu’il réside dans des petits riens ou des grandes choses.

Dans les petits plaisirs insignifiants pour beaucoup mais essentiels pour vous.

Dans la force d’avancer chaque jour malgré les obstacles et dans la résilience.

Dans la joie de partager un verre avec vos amis autour d’une table et en racontant des conneries dont vous aurez presque honte le lendemain.

Dans des lectures nombreuses ou rares mais tellement nourrissantes.

Dans un bain de mer ou de rivière, dans les rires d’enfants.

Dans l’émotion des spectacles vivants.

Dans un café fumant sur votre terrasse, sous le regard ahuri de vos poules.

Dans les doigts emmêlés de celui ou celle qui partage vos rêves.

Je vous souhaite d’avoir l’impertinence de croire en vous. En vos rêves, en vos capacités et en votre créativité…

Et surtout.

Soyez vous. Soyez vivants.

Et ce, chaque jour de cette année. Celle ci, et les dizaines à venir.

Love.

Nath

 

[ssba]

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