Nos Questions, Leurs Réponses

Nos questions. Les réponses de Bernard Minier.

14 octobre 2015

En une poignée de romans, Bernard Minier s’est imposé comme l’un des maîtres du polar français…

Avec Glacé, paru en 2011, il obtient le Premier Prix du Festival de Cognac. Depuis. son succès ne se dément pas…

Rencontré sur notre divine Place Stanislas à Nancy, entouré par Michel Bussi et Franck Thilliez, dans un café presque vide,  (je sais, cet aveu vient de faire de nombreux jaloux/jalouse… ), il a accepté de répondre à notre « questionnaire malin »…

1) Mon Kâma-Sûtra de la lecture (toutes positions autorisées)

Peu importe la position : l’essentiel est de lire. De lire souvent, de lire longtemps, de lire seul ou accompagné.

2) Une île déserte… Une caisse échouée… J’aimerais y trouver…

Un ordinateur avec un traitement de texte, une imprimante et du papier – beaucoup de papier. Ce qui suppose quand même que l’île soit électrifiée ! (Ici, on devine la logique imparable de l’auteur de polar.)

3) Ce livre que je n’ai jamais terminé

« Belle du Seigneur ».

4) Ce livre que j’ai lu, relu et re-relu

« Lolita » de Nabokov, « Malpertuis » de Jean Ray, « Fictions » de Borges, « Vies minuscules » de Pierre Michon, « Don Quichotte », « Le Tambour », « La Recherche », « La Taupe » de John Le Carré, etc, etc. Je relis plus que je ne lis. Mais je relis plutôt des pages, des descriptions, des dialogues. Par exemple, l’agonie de madame Bovary et celle d’Ivan Ilitch : aucune page de polar ne les a surpassées dans la description de l’horreur et de la sidération de la mort (aïe : cascade de génitifs).

5) Mes petites ou grandes manies de lecteur

Faire tourner les pages sous mon nez pour renifler l’odeur de papier et d’encre (difficile avec un e-book, c’est pour ça que je n’en ai pas). J’achète des livres que j’ai déjà chez les bouquinistes rien que pour retrouver l’odeur des livres d’antan : ceux d’aujourd’hui n’ont pas la même. Des livres imprimés dans les années 50, 60, 70, et qui gardent leur bouquet plus longtemps qu’un flacon de parfum ou une bouteille de vin !

6) Ce que je conseille aux non lecteurs

De lire, toutes affaires cessantes. Sans quoi ils passeront à côté d’une des expériences les plus fondamentales qu’on puisse faire.

7) Ecrire… Sous quelles drogues?

Aucune. Il faut un esprit lucide pour écrire, c’est pour cela que je suis incapable d’écrire la nuit.

8) Ecriture intuitive ou réfléchie?

Réfléchie. Parfois trop. Je peux réécrire cinq fois une page pour m’apercevoir quelques jours ou semaines plus tard que le premier jet était meilleur.

9) Ce livre que j’aurais aimé écrire

Il y en a beaucoup. Tous ceux que j’ai cités dans « lus et relus » pour commencer. Mais aucune chance de seulement s’en approcher…

10) Mes petites ou grandes manies d’écrivain

Une seule. Je ne sais écrire qu’à un endroit : chez moi.

11) Ma phrase bonne humeur

« Chapitre 1. »

[ssba]

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2 Commentaires

  • acgranat@gmail.com'
    Répondre Caro 21 octobre 2015 à 21 h 10 min

    Chapitre 1 😀
    Merveilleux écrivain(s) ^_^

    • Répondre Lila sur sa Terrasse 21 octobre 2015 à 23 h 02 min

      Je trouve aussi…. Merci… 😀

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