Nos Questions, Leurs Réponses

Nos questions. Les réponses de Nicolas Lebel.

5 février 2016

J’ai rencontré Nicolas Lebel lors de la soirée d’ouverture de la librairie Humeurs Noires à Lille, avec Olivier Norek comme joyeux comparse. Joyeux est un doux euphémisme, soit dit en passant.

Et oui, je l’avoue lamentablement, ses deux premiers livres patientent sur ma montagne à lire. Argggghhh… Pardon Nicolas, pardon!!!!

Mais ce n’est pas de ma faute! Depuis notre inénarrable aventure avec le club de tricot lillois dans cet hôtel… (Bon là, j’imagine les pensées … Après le Carlton, un nouveau scandale? Et bien non, M’sieurs-Dames, je ne dirai rien, c’est trop perso ce truc! Vous êtes d’un curieux tout de même!), je me suis mise au point de riz et au point de jersey. Dans mes cauchemars les plus fous.

Nicolas est un jeune auteur qui ne cesse de voir sa popularité grimper grâce à ses romans « L’Heure des Fous », « Le jour des morts » et le dernier en date « Sans pitié ni remord », aux Editions Marabout. Promiiiiiiiiiiiiiiis! Je leur réserve une chronique rien que pour eux. Pour  rattraper cette lamentable lacune. Il a cette simplicité et cette sympathie qui savent briser la glace tout de suite et qui mettent à l’aise. Vous en connaissez beaucoup des auteurs, vous, qui se mettent à genoux pour … Oh je vois des regards qui s’allument! Bande d’esprits tordus! Je disais, donc, qui se mettent à genoux pour aider à monter des chaises, des meubles parce que le maître Corbac de ces lieux a rencontré des petits soucis de logistique les jours précédant l’ouverture? Et bien lui l’a fait. Et avec le sourire! Tout comme il a discuté avec chacun d’entre nous avec le sourire, encore. Ou comme il a dédicacé chacun de ses livres avec le sourire, toujours.

Traducteur, linguiste (vous êtes scotchés hein?) et enseignant (personne n’est parfait!), surbooké et en plein ouvrage de tricot, il prend le temps de répondre à nos questions. Lisez et vous découvrirez ses grandes références et Lebel humour qu’il a.

1) Mon Kâma-Sûtra de la lecture (toutes positions autorisées)

Plutôt allongé, en mode loukoum total, avec couette ou non, suivant la saison…

2) Une île déserte… Une caisse échouée… J’aimerais y trouver…

– Un téléphone satellite pour appeler les secours et me barrer de cette île à la con, parce que j’ai quand même des choses à faire avant de mourir.

– Un fauteuil parce que je ne vois pas pourquoi j’attendrais les secours debout.

– Un Chablis frais parce que c’est sympa de regarder la mer en attendant les secours mais ça donne soif.

– Une crème écran total indice 200 parce que le soleil n’aime pas les roux, et c’est injuste.

 

3) Ce livre que je n’ai jamais terminé

La Bible. J’ai essayé de la lire deux fois en commençant à la toute première page. Ma première tentative 500 pages, la deuxième 1500…

Je peux bien vous le dire aujourd’hui [attention spoiler alert] : ça se termine par Amen.

 

4) Ce livre que j’ai lu, relu et re-relu.

Les Fleurs du mal. Je ne relis pas les romans, j’en ai trop à lire. Mais la poésie, ça se déguste, ça se met en bouche, ça se mâche, ça se suçote… J’ai lu les Fleurs du mal plusieurs fois. Et l’année dernière encore, puisque mon dernier polar, Sans pitié ni remords (citation des Fleurs du mal), embarque Baudelaire dans l’aventure.

 

5) Mes petites ou grandes manies de lecteur

Je suis un lecteur très lent, presque laborieux. Je n’ai pas le temps d’avoir des manies…

 

6) Ce que je conseille aux non lecteurs

Souvent les gens sont détournés de la lecture à cause des lectures scolaires obligatoires et parfois rébarbatives. J’ai été obligé de lire le Rouge et le Noir, Madame Bovary et Eugénie Grandet trop tôt, à m’en dégoûter de leurs auteurs, que je n’ai redécouverts que plus tard, le temps venu. Mais c’est grâce à l’école que j’ai lu Maupassant, Baudelaire, Poe, Rimbaud, Racine, Beckett, Borges…

Je n’ai pas de conseils à donner aux non-lecteurs. Je veux juste leur dire que les livres parlent d’eux.

 

7) Ecrire… Sous quelles drogues?

Sobre. J’ai essayé parfois décrire avec un coup dans le nez. C’est très agréable : on se sent libre et très malin. Que de trouvailles spirituelles et drolatiques ! Puis vient le lendemain et on se relit. Il apparait alors que se sentir libre et malin, c’est être clairement imbibé…

 

8) Ecriture intuitive ou réfléchie?

Les deux et dans cet ordre. Le premier jet est calibré, mais lancé sur le papier comme il vient. Ensuite vient le travail. 90% of inspiration is perspiration (transpiration : du travail, quoi…)

 

9) Ce livre que j’aurais aimé écrire

La France pour la vie, de Nicolas Sarkozy

Non, je plaisante !

 

10) Mes petites ou grandes manies d’écrivain

Je commence par ouvrir mon dico, toujours. C’est le signal du départ.

Pas de musique, ni de radio : je veux le silence pour mieux entendre les voix qui chuchotent dans ma tête.

11) Ma phrase bonne humeur

« Soyons heureux en attendant la mort » Pierre Desproges

 

 

Merci Nathalie !

Bises !

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Un commentaire

  • Répondre Soul of London - Gaëlle Perrin-Guillet - Lila sur sa Terrasse 22 août 2016 à 13 h 42 min

    […] trilogie de Nicolas Lebel – le plus étant notamment son humour […]

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