Le Boudoir des Nanas

Où sont les femmes?

7 mai 2015

Ouais, nous sommes revendicatives en ce moment sur la terrasse.

Après la quête de l’homme providentiel, et les éventuelles accusations de sexisme, de féminisme primaire, nous allons, ici, expliquer pourquoi les vraies femmes sont au moins aussi rares que les vrais hommes!

Est-ce la fin de l’hiver, la montée d’hormones telle la sève qui se remet à circuler dans les branches d’un arbre? Oh mais quelle horreur cette comparaison! Comparer la sève à ces putains d’hormones capables de nous rendre godiches, dépressives et larmoyantes en moins de quelques secondes!

Des vraies larves parce que Môôôsieur n’appelle pas, parce que Môôôsieur n’a pas remarqué sa nouvelle coiffure, parce que Môôôsieur n’est pas dispo pour sortir, parce que Môôôsieur est un sale con et qu’on a du mal à le réaliser! Et j’en passe!

Autour de moi, beaucoup de filles, plus ou moins jeunes, ou de femmes, plus ou moins vieilles, se plaignent de ces hommes, mecs, connards, lopettes… (j’ai tout un répertoire de jolis mots doux pour vos mecs si vous avez besoin, n’hésitez pas! Si je peux  aider….)

Non mais sérieux les filles!Faut arrêter de déconner là!

Tout d’abord, dites vous bien que l’homme parfait n’existe pas. Quand vous aurez compris cela, vous serez déjà bien avancées.

Ensuite, dites vous que la fille, femme parfaite n’existe pas non plus. Ouais je sais, ça c’est plus difficile à admettre! Mais c’est une réalité, une évidence. Nous sommes au moins aussi imparfaites qu’eux.

Et enfin, dites vous bien que la vie amoureuse parfaite des princesses de contes de fée est une absurdité sans nom, que dans les contes, on ne connaît pas la suite de leur histoire, savamment résumée par « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Mon œil oui! Et qu’à l’époque l’espérance de vie ne dépassant pas les 35 ans aidait beaucoup à ne pas se prendre la tête. Et que les auteurs de ces mêmes contes de fée devaient fantasmer sur cette vie parfaite et l’embellir, histoire de se rassurer, sans doute!

Donc quand vous aurez assimilé ces trois facteurs là, vous pourrez arrêter de vous plaindre!

Parce que les hommes ne supportent pas ce genre de femmes…

Celles qui vérifient leur téléphone toutes les 10 secondes pour voir si leur « homme » a appelé. Ou pas. Pour elles, il est difficile d’accepter l’idée que s’il ne les appelle pas, ce n’est pas forcément qu’il est mort, qu’il a été kidnappé ou en train de s’envoyer en l’air avec sa secrétaire. Il est peut-être occupé. Son téléphone n’a plus de batterie. Il est fatigué… Alors on essaie d’être patiente.  Sans pleurnicher. Oui c’est cela… Pleurnicher… Vous savez, ce truc que les filles adorent faire, avec ce don incroyable de faire perler des larmes au moindre chouinement. Oui voilà! Ce truc qui même moi, en véritable chieuse que je suis, je ne supporte pas! « Regardez comme je souffre de ne pas avoir de ses nouvelles! Mais bon je vérifie quand même que mon mascara n’a pas trop coulé… » Parce que ce truc là, ces pleurnicheries, c’est le truc insupportable pour un mec! Le truc qui peut leur donner envie de ne pas vous voir, justement!

Vous n’êtes pas à l’article de la mort. Vous n’avez pas chopé la peste, le choléra. Vous avez juste une maladie tout à fait curable qui s’appelle « l’impatience ». Ok?

Et il a le droit aussi d’avoir envie d’être seul. Hé oui. Nul en ce monde n’est irremplaçable. Même pas vous.

Et ce genre de messages…  « Ben t’étais où? T’as fait quoi? Avec qui? J’ai cru que t’étais mort! Je me suis inquiétée. Je n’arrivais plus dormir. Tu exagères! » ou d’autres mots ou phrases qui laissent deviner la femme castratrice que vous pouvez être et qui justifient finalement son absence. Et ce n’est pas parce qu’il ne répond pas qu’il est forcément en train de s’envoyer en l’air avec sa secrétaire ou une fille de passage.

« Tu me prends pour une conne? » « Ton second prénom, c’est Désiré ou quoi? »  » T’as plus de crédit? Tu veux que je te paye ton abonnement? »… Certaines excellent en la matière. Quant à la jalousie excessive de certaines… Je ne sais comment dire. Certains diront qu’elle est une preuve d’amour. Moi je pense qu’elle est surtout une preuve de manque de confiance en soi et de malaise. Mais c’est un long débat qui méritera un article ultérieur…

où sont les femmesQuant aux femmes parfaites qui ne doutent de rien…  Ces femmes qui vous jettent à la tête leurs qualités incroyables  de femme d’intérieur, de mère parfaite, de cuisinière hors pair… La femme sortie directement de la cuisse de Jupiter… Ces connes imbuvables qui ne se rendent même pas compte que leurs mecs, à côté, s’enfilent  verre sur verre pour oublier que cette femme là justement, n’est plus celle rencontrée des années auparavant. Mais une caricature parfaite de la pétasse qui leur donne envie de partir en courant s’éclater avec des potes, plutôt que de supporter les divagations auto-satisfaites de leur compagne. Sans compter que souvent elles le rabaissent plus ou moins volontairement en accentuant leurs défauts, leurs défaillances, avec ce « Qu’est ce qu’il ferait sans moi? » « Sans moi, je ne vous dis pas l’éducation qu’auraient nos enfants! » Sans compter les cancans de quartier, les ragots de bas étages. (Oui. Bon, ok. Nous aussi on ragote de temps en temps, mais entre filles seulement, histoire de piquer de bons fous rires.)

où sont les femmes 2Celles qui justement, démontent leurs potes, parce qu’ils ont le mérite de les faire rire… Ces potes essentiels… Ces mêmes qui seront toujours là quand vous déménagerez, quand vous aurez besoin d’aide pour tapisser, refaire la terrasse… Ces potes qui connaissent tout de vos défaillances, de vos crises d’hystérie, de vos colères excessives… Mais qui connaissent aussi la date d’anniversaire de vos enfants, qui se réjouissent de vos bonheurs… Ces potes qui ne vous jugent pas… Ces mêmes potes que vous insultez sous prétexte qu’ils ont obligé votre cher et tendre à rentrer boire un verre dans un bar, persuadée que ceux ci sont des dépravés notoires, des alcooliques certains… Ces potes que vous raillerez, du coup, quand ils se retrouveront célibataires pour une raison quelconque… Dites vous bien une choses, Mesdames… Ces potes là, vous leur devez une fière chandelle…. Parce qu’en buvant un verre ou plusieurs avec eux, votre dulciné a vidé sa hargne avec eux, il leur a vidé son sac et finalement il ne s’apercevra à peine, à son retour à quel point vous êtes idiotes d’espérer le priver de cela, ou pire, à quel point la bêtise et la méchanceté déforment votre visage… Pas vrai?

Quant à celles qui pestent quand leur « chéri » regarde une autre femme, se retourne sur son passage… Ben euh, c’est normal non? Vous regardez bien les beaux mecs non? Vous vous damnerez pour un café avec le beau George, il me semble… Et puis… Vous adorez qu’on vous dévisage, qu’on vous sourit, qu’on essaie bêtement de vous parler… Comment ça non? Hypocrites, va! Bien sûr qu’on aime l’idée de plaire. Alors pourquoi cela vous dérange que son regard vous quitte quelques secondes, pour aller se poser sur une autre? Vous avez peur, c’est cela hein? Vous avez peur qu’un jour il lui prenne l’envie d’aller voir de plus près ce qui se passe dans ce beau décolleté…. Et ben oui…. C’est le risque quand on simule la migraine, qu’on est réglé toutes les 2 semaines, qu’on fait exprès de dormir quand il tente un rapprochement… Bref, qu’on devient une femme avec laquelle on dort, rien de plus. Quand on a oublié qu’auparavant on aimait faire l’amour, baiser, s’envoyer en l’air… Et que maintenant on en a oublié les sensations… C’est triste non?

Et j’en passe…

Pardon?

Je force le trait? Si peu… Oui bon, la majorité n’est pas comme cela… Enfin… J’espère… Mais croyez moi. Je suis observatrice. Je regarde évoluer ces différents types de femmes autour de moi. J’écoute beaucoup mes amis/potes/copains hommes me parler de ce qu’ils aimeraient…

Ce que veulent les hommes?

Des femmes drôles, les faisant rire quotidiennement. Des femmes qui les rassureraient sur leur virilité, sur leur côté « mâle », qui auraient besoin de leurs bras mais sans excès. Des femmes capables de rêver encore, de les faire vibrer. Des femmes joyeuses et épanouies. Des femmes simples ayant la notion des choses essentielles. Des femmes capables de rêver à autre chose qu’aux biens matériels. Des femmes complices, capables de rire de leurs défauts mais avec tendresse. Des femmes détachées des apparences mais qui sauraient prendre soin d’elles pour savoir les séduire encore et encore. Des femmes honnêtes. Des femmes qui n’auraient pas la migraine dès les premières caresses. Des femmes qui seraient assez intelligentes pour ne pas donner de l’importance aux choses néfastes. Des femmes curieuses, avides de découvrir et de savoir… Des femmes ayant du répondant, du caractère…

Mais aussi…

Des femmes fragiles et sensibles juste ce qu’il faut pour leur donner envie de les protéger. Des femmes émues par certaines choses qui n’auraient pas peur de parler, de dire vraiment ce qu’elles pensent sans faux semblants. Des femmes touchantes parce que capables de relever un mot ou un geste même minuscule. Des femmes douces qui leur donneraient encore et toujours envie de se blottir contre elles. Des femmes attentionnées qui trouveraient les gestes justes pour les apaiser. Des femmes câlines pour des soirées, des journées, des nuits torrides (ou les 3 d’ailleurs). Des femmes posées qui les écouteraient vraiment. Des femmes assez amoureuses pour accepter tous leurs défauts, petits ou grands…

Des vraies femmes quoi…

Mais bon. Soyons réalistes. Si certaines et certains d’entre nous touchent presque à cette perfection (je ne citerai pas de prénom, par pure modestie…), nous sommes et resterons tous et toutes des êtres absolument imparfaits. Mais parfaits pour celui ou celle qui nous fera sourire au réveil… 

Et je terminerai  par cette magnifique citation d’Alfred de Musset, tirée de « On ne badine pas avec l’amour »…

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

[ssba]

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