Mes Confidences

Petites confidences du soir… (7)

15 mars 2016

Non mais je rêve!!!

Me voilà obligée de justifier la prolifération de chroniques de mecs sur notre terrasse!

Non mais sérieux quoi!

Parce que les filles et moi, figurez vous, sommes un rien débordées par des activités diverses et variées et qu’en ce moment, nous avons très peu de temps pour nous poser et écrire!

Déjà… Sachez que le recrutement d’hommes d’intérieur n’est pas une partie de plaisir. Non seulement les candidats ne se bousculent pas au portillon mais en plus ils sont exigeants. Dingue! Parce que j’avais oublié de dire dans mon article précédent que le salaire était inexistant (cela arrive à tout le monde d’oublier des trucs!), ces messieurs font la fine bouche. Non mais je rêve! Ils ne se rendent pas compte de la chance que je leur offre de donner de leur temps, bénévolement, à une cause désespérée: être mes bras droits dans mon quotidien. Quelle bande d’ingrats! Oui c’est vrai, je pourrai donner de mon corps pour palier cette déficience matérielle, mais non! Pas mon genre et surtout ils ne me l’ont pas demandé! C’est limite vexant hein? Je trouve aussi. Mettre de la pub sur le blog? Même pas en rêve! Ici, nous faisons les choses par plaisir et parce que l’on y croit et non pas par appât du gain! Nous ne sommes pas vénales NOUS. Alors oui, c’est vrai, je le concède: le salaire est en dessous de toute exigence légitime mais la gloire de participer à cette aventure d’une autre façon devrait leur suffire! Et bien non! L’autre soir, lors d’une soirée très arrosée, bien arrosée, un peu arrosée, arrosée, entre filles, deux infiltrés notoires ont soulevé l’idée de faire un contre-blog à Lila: une version masculine qui se serait appelée « Lilo sous sa Terrasse »! Vous voyez le niveau. Nous menaçant de parler des backstages, des réunions entre nous, laissant planer la menace de chantages odieux sur nos activités en soirée… Il nous a fallu, nous,  brandir la menace de divorces, de ruptures, de grève du sexe pour voir cette idée mourir à peine proposée! Manquerait plus que vous connaissiez nos faiblesses et nos défauts très personnels!!!! Vous compatissez hein? J’vous jure… Un combat quotidien que celui de tenir un blog.

Et puis… Nous avons des métiers, des vies bien remplies et surtout des enfants à nous occuper! Ah les enfants… Soupirs et resoupirs… Quand ils sont petits, vous ne pouvez pas sortir à votre aise car il faut les garder. Gna gna gna gna gna. Au passage: nous allons faire une association contre les baby-sitter qui nous ruinent parce que nous dépassons les créneaux horaires prévus. C’est fou comme les jeunes ne comprennent pas que nous, les vieux, avons besoin de temps en soirée pour recharger les batteries! Quand un baby-sitter appelle à 23h30 pour nous rappeler l’heure et faire le point sur le dépassement d’honoraires, cela nous rend dingues! Ils se prennent pour qui ces jeunes? Oui ok, on avait dit 22h30 et alors? C’est une raison pour nous flinguer la soirée? Et nous annoncer quand nous arrivons, furax, « J’ai Rv dans 20 mns en boîte avec mes potes! » Je vous assure qu’il faut prendre sur soi pour ne pas faire celle qui a oublié de retirer de l’argent! Cela leur ferait les pieds tiens! Jeunes cons, va! Ok je paie. « La vaisselle est faite? » Même pas! Mais dans quel monde on vit bordel? Même pas capables de laver la vaisselle de ces deux derniers jours, de la soirée? Moi je dis: la jeunesse n’est plus ce qu’elle était. A mon époque, recevoir 100 F pour 3 h de baby-sitting tenait du miracle! De nos jours, c’est 15€ l’heure! Et avec des plaintes à peine voilées et remarques désobligeantes à votre retour en plus! « Comment ça ils n’ont pas voulu se laver les dents? Du trampoline sur le lit? Des bagarres à coup d’oreillers? » Quelle époque impitoyable! 45€ pour passer la soirée à regarder des DVD tout en pianotant sur leur Smartphone! Quelle vie … Et quand vos enfants sont ENFIN grands et peuvent rester seuls avec un pote chez vous, ils ne manquent pas de vous envoyer sms sur sms pour vous demander à quelle heure vous rentrez, s’ils peuvent entamer votre plaquette de chocolat aux fruits confits (« Essaie et tu vas comprendre ce que le mot infanticide veut dire! »), le code de la chaîne parentale, si c’est normal que la chaudière fasse un drôle de bruit, s’ils peuvent manger des tartines de rillettes à 23h, s’ils peuvent regarder la trilogie du « Seigneur des Anneaux », allant même jusqu’à pousser le vice de vous demander dans un ultime message qui a fini les piments lombards… Alors, moi, je me pose cette question à laquelle les spécialistes peuvent répondre en message privé sur cette terrasse ou sur le mur FB de Lila « Est il possible de laisser nos enfants dans un foyer de L’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) le temps d’une nuit, de temps en temps? Promis nous n’en abuserons pas! Merci par avance pour votre aide. et vos réponses. De notre part et de celle de nos conseillers financiers.

Les maladies… Alors ça… Quand vous êtes enseignante, mère de famille, et souvent, ici, les 2 à la fois, vous êtes en lutte permanente contre les microbes. « Maitresse? Je peux te faire un bisou? » « Oui mais vas te moucher d’abord, essuie le truc vert qui descend jusqu’à ta bouche, prends tes antibios et rapporte moi un certificat de non-contagion et on en reparle, ok? » Je vois d’ici vos yeux effarés! « Mais c’est quoi cette maîtresse? » Et bien cette maîtresse est dans l’incapacité de dire une chose pareille, va même jusqu’à moucher consciencieusement ce gamin, et lui fait un énorme câlin. peu importe qu’il soit un incubateur sur pattes d’une maladie quelconque. Rajoutez à cela les microbes de vos gosses à vous et vous comprendrez pourquoi de temps en temps, nous rentrons le soir et sommes dans l’incapacité notoire d’écrire quoi que ce soit. Je vous passe les lessives quasi quotidiennes de vos gilets qui portent des traces gluantes sèches du câlin surprise d’un de vos élèves et la prise de médicaments sensés détruire les virus d’une gastro collective « Il a vomi toute la nuit mais il voulait venir! »  » Vous avez eu raison! Il passe le bac en fin d’année!!! Et à part ça, vous ne bossez toujours pas c’est cela? » Vous souriez, crispée et ne laissez rien entrevoir de votre envie de le lui dire. Votre travail devient dans ces périodes de l’année un bras de fer constant avec les crobes (pourquoi enlever « mi »? Quand on voit les dégâts causés par un éternuement enfantin en plein visage, on se demande ce qu’ils ont de « mi » justement…). Et malgré cela, vous vous devez de faire face à vos obligations de maîtresse, de maman. Les papas? Les conjoints? Je ne reviendrai pas sur ce sujet délicat… Ceux qui veulent savoir ce que j’en pense peuvent lire ICI cet article qui a fortement déplu à la gente masculine. Mais je peux vous assurer que lorsque vous recevez un message de bon matin « Suis malade 🙁 « , vous vous surprenez à chercher le numéro de l’évêché de Metz afin de leur demander de brûler pour vous le stock de cierges à la cathédrale pour éviter qu’il ne soit réellement malade… Et quand vous arrivez dans son bureau en fin d’après-midi, inquiète de par la rareté de ses messages et accompagnée du curé local à qui vous avez demandé s’il pouvait lui administrer l’extrême onction, vous le découvrez un rien pâlot, peut-être un peu fatigué, vous remerciez le curé de s’être déplacé pour rien et vous mettez en pratique des exercices de respiration vous aidant à rester zen. Puis vous repartez, luttant en silence contre vos VRAIS crobes à vous…

Et puis, oui, nous lisons beaucoup en ce moment! Ben oui!!!! Désolées mais c’est vrai! Nos piles à lire, nos montagnes à lire sont de plus en plus grandes, et nous essayons tant bien que mal d’endiguer cette reproduction spontanée en lisant de plus en plus. Mais force est de constater que le surnaturel existe chez nous, lecteurs et lectrices… Pourquoi votre montagne à lire s’agrandit-elle à vue d’œil? Pourquoi découvrez vous régulièrement de nouveaux livres qui envahissent votre bureau? Votre table de salon? Quel vilain esprit s’amuse à les déposer discrètement? Vous l’ignorez. A ceux qui vous en font la remarque, vous répondez que vous êtes sans doute victime d’une schizophrénie qui vous fait faire des choses incongrues comme celle ci: rentrer dans une librairie ou un bouquiniste alors que vous vous êtes juré de ne plus le faire, parce que votre plancher est à la limite de l’effondrement. Et vous lisez inlassablement. Vous laissant prendre par la main par ces auteurs,  vous lisez. Encore et encore. Pendant des heures. Profitant même de petites insomnies chroniques pour avancer de quelques pages… Une véritable dépendance que je souhaite à tous…

Voilà pourquoi nous écrivons moins en ce moment…

Et voilà pourquoi nos mecs (quand ils ne sont pas à l’agonie à cause d’un minuscule rhume) prennent la relève…

Et puis surtout… Ils écrivent bien. Terriblement bien. Et prennent plaisir à le faire. A partager cela avec nous. Avec vous.

Et franchement? C’est l’essence même de cette terrasse. Le partage. L’échange. Le plaisir. Celui d’écrire et celui de savoir que vous vous en amusez, ou que vous en êtes émus.

Et nous sommes heureuses de les avoir à nos côtés.

Vraiment.

Seb, Jo et vous les mecs qui nous supportez au quotidien, de toutes les façons, nous vous remercions infiniment. (Sans vous embrasser car nous ne voulons pas vous voir mourir à cause d’une rhino-pharyngite!!!)

Et sachez que si « Lilo sous sa Terrasse » voit le jour, vous êtes morts.

LOVE.

Nath

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