Le Boudoir des Nanas

Puzzle

1 novembre 2015

Vous êtes vous déjà posé cette question . Et si la vie était un puzzle?
À l’approche, des fêtes de fin d’année, nous refaisons dans notre tête ce puzzle. Chaque pièce nous revient en mémoire, chaque événement, bouleversement, chaque instant… Nous l’assemblons, le regardons, nous versons une larme, nous esquissons un sourire, ou nous fulminons de colère… Puis arrive, l’heure du bilan.

Je constate tous les ans sur les réseaux sociaux les souhaits, les attentes et désirs des gens « bonheur famille santé… » Et souvent il y a cette phrase qui revient «Vivement l’année suivante, j’espère qu’elle sera meilleure »

Au fond nous aimerions tous vivre heureux et sans soucis pendant une année (non toute notre vie), nous aimerions être heureux.
Pourtant les blessures, et les douleurs sont présentes et font partie de nos quotidiens. Parfois elles sont minimes et d’autres fois immenses. Le seul problème c’est que nous avons plus tendance à retenir le mauvais plutôt que le bon.

Mais il vrai, que lorsqu’un drame nous percute, nous sommes perdus, déçus, torturés par la colère, l’amertume et la tristesse. Nous radions, un temps, les petites joies qui comblent nos vies …
Nous vivons l’instant présent comme s’il était permanent. Parfois nous avons du mal à nous sortir de cette spirale, celle qui nous prend dans son tourbillon, celle qui dévaste l’essentiel malheureusement : notre cœur.

Alors non je ne vais pas vous mentir, quand ce quelque chose de tragique vous touche, cela peut durer des jours, des semaines, des mois voire pour certains des années… Il y a des nuits où vous vous réveillerez, non pas suite à un cauchemar, mais à cause de la douleur qui prend un malin plaisir à tirailler votre cœur, vous sentirez votre poitrine se comprimer, cela vous paraîtra si atroce, que vous supplierez le ciel de vous arracher le cœur, vous supplierez l’éternel de stopper la douleur.

Et ce putain de silence, à la fois angoissant et pesant, vous fera vous poser mille et une questions, vous referez cet infime parti du puzzle mais aucune réponse à votre énigme. Pourtant il y a cette pièce qui est là, qui traîne, impossible à placer, et qui visiblement n’a aucune place sur le patchwork de votre vie. Ce « pourquoi » qui résonne, vous filant une migraine abominable, des insomnies insoutenables et ensuite le néant… Seulement voilà, il n’y a aucun remède, aucune potion pour dissiper votre peine ces soirs-là, alors une seule solution : pleurer, encore et encore, un moment il n’y aura plus de larmes, mais le mal qui vous ronge se sera estompé….Du moins pour cette nuit là…

Attention après cela, je n’ai pas dit que vous irez mieux, non ! Vos angoisses ne cesseront pas pour autant, bien au contraire, la plaie est ouverte, la douleur vive, elle vous touchera par-derrière tel un coup de poignard insidieux. Elle viendra par surprise alors que vous pensiez franchir une étape, elle vous frappera comme ça au réveil un matin: vous vous sentirez vides, épuisés et l’envie de rien.

À votre entourage vous camouflerez votre tristesse derrière des sourires, mais pour vos proches, ceux qui vous connaissent, ne se laisseront pas duper par ce regard abattu et absent. Quelquefois des mots tendres se glisseront, mais souvent leur simple présence vous réconfortera… L’essentiel, vous savez, ne se trouve pas forcément dans les paroles, mais aussi dans les gestes… Parce que parfois, il n’y a rien à dire… Et parce que souvent dans cet ouragan vous entendez les voix au loin qui vous portent, vous tendent la main, vous rassurent mais vous n’avez pas encore la force de les écouter

Et puis un jour, quelque chose, ou quelqu’un fera que vous vous lèverez, le chagrin envolé, estompé… Je ne vous garantis pas qu’il disparaîtra en totalité… Mais il sera très bien enfoui, et ne sera plus qu’un souvenir. Car vous savez le souvenir, bon ou mauvais, enrichit notre mémoire, laisse une empreinte dans notre passé et construit l’être humain que nous sommes à venir .

Soixante et un jours avant de changer d’année et il arrive bien souvent qu’une pièce soit là, en trop et aucun trou de libre, juste là…
Pourquoi cette petite pièce ?
Une erreur, une farce du concepteur du puzzle? Ou une seconde chance de celui-ci ?

Et si cette pièce, était tout simplement la continuité de ce nouveau puzzle. Soyons réalistes ce n’est pas parce que nous prenons de nouvelles résolutions que tout change radicalement… Aujourd’hui c’est la suite d’hier… Cette pièce après tout n’est peut-être qu’un indice, à nous de choisir ce que nous souhaitons faire de demain.

[ssba]

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Un commentaire

  • pidipiwo@gmail.com'
    Répondre Pidiaime 2 novembre 2015 à 12 h 33 min

    « L’empreinte de toute chose », tout ce qui nous arrive et qui nous construit, la douleur comme le bonheur. Un article que j’aime beaucoup !

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