Anonym'us

Trophée Anonym’us #1 – Trachemys scripta elegans

27 novembre 2016

La première nouvelle du Trophée Anonym’us… Trachamys Scripta Elagans…

En la découvrant, vous aurez l’impression que cette femme est votre voisine… Réservée, un rien godiche, un peu paumée…

Celle qui se laisse embarquer par un mec qui fait miroiter son fric en gage de respectabilité…

Celle qui semble  admirer un mec aux santiags en python achetées avec une carte Gold.

Celle qui ne touche pas à son assiette et qui pense au string qui la dérange et qu’elle porte pour la première fois.

Celle qui semble.

Mais celle dont il faut se méfier…

 »

« Tous les gosses ont eu une tortue à un certain moment. Pourtant personne ne peut garder une tortue. Elles s’acharnent, elles s’acharnent, et puis un beau jour, hop, les voilà parties… quelque part, on ne sait pas. »

 

Steinbeck – Les raisins de la colère

 

« Ce matin, Jo, 45 ans tout rond, enfile pour la première fois de sa vie un string, couleur chair, pur coton. Elle contemple son cul dans le miroir sur pied de la salle de bain.

Le pétard bien dans l’axe, la ficelle sur la raie, elle dandine du derrière un bout de temps.

Vulgaire ! C’est moche !

Un début de culotte de cheval, un peu de peau d’orange sur les cuisses, tout cela ne semble pas de première fraîcheur… Mais, paraît que ça plaît aux hommes !

La « petite loueuse » lui avait conseillé le string : « Avec ce genre de petite robe moulante, cintrée, c’est mieux de… Vous voyez quoi ? La marque de la culotte, c’est pas terrible. »

Jo avait bien évidemment essayé avec sa grosse culotte. Sans la culotte. Verdicts : l’aut’ pétasse avait raison – la marque de la culotte, c’est pas top !

Saloperie !

Toute cette prise de tête, c’est bien un truc de phallocrates !

Jo, Joannie, de son vrai prénom, porte au quotidien des pantalons, des Doc Marten’s, des pull-overs larges et surtout ne fait rien pour correspondre à ce qu’on attend d’une femme.

Une femme, ses formes ? Les canons de beauté ? Connerie !

Jo ne s’aime pas.

Déjà, sa poitrine, elle ne la supporte plus. Ces nichons sont pas droits et puis pas gros, tombent un peu. Ses mamelons sont larges et trop rouges, ses tétons comme des boutons de chair… ses putains de seins, elle les redresse, tire sur sa bretelle de soutien-gorge. C’est pas mieux, elle les trouve toujours moches. Puis ses hanches… trop je sais pas quoi encore…

Elle tapote son ventre, un léger bourrelet, une bouée même. Le constat tombe, c’est pas terrible.

Jo a beau se regarder dans la glace, rien ne lui convient.

Y’a du boulot pour ce soir ! C’est pour cela qu’il faut s’y mettre maintenant ! Ravalement de façade, lisser les rides, bombarder de rouge à lèvres.

Elle tartine.

Elle donne du volume à ses cheveux, cherche une coiffure : tasse en arrière, forme une vague sur le côté. La tignasse brune est épaisse, mais trop courte pour vraiment en faire quelque chose.

Sa maman, elle, si féminine, lui avait pourtant donné des conseils de bonnes femmes. « Tu détournes le regard, tu imposes un beau décolleté, des fesses bien moulées, de belles chaussures avec des talons hauts. Faut juste un peu tricher. Les bonshommes ont le regard qui les mène. Faut savoir faire diversion. »

Des trucs et astuces que Joannie pensait bien inutiles jusqu’à aujourd’hui.

– Allez, s’encourage Jo qui retire sa grosse culotte vert pomme : épilation !   (…)  »

La suite c’est ici! 

L’intégralité du Trophée, c’est ici!

 

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