Anonym'us

Trophée Anonym’us #12 – Camping sauvage

4 janvier 2016

Cette nouvelle est émouvante. Très émouvante…

Parce que personne n’est à l’abri de cette déchéance sociale… Parce qu’en regardant ces personnes au regard parfois noir, on en oublie qu’ils sont des Hommes avant tout… Et qu’ils ont parfois un espoir, même infime en la vie. Et quand celui ci vole en éclat… C’est juste bouleversant…

A lire absolument.

Le périph crachait ses fumées noires et la poterne des Peupliers avait un vieil air de syndrome dépressif. Le commandant Palmieri releva le col de sa veste. On était loin de l’été indien. Septembre touchait à sa fin et il faisait frisquet. Il scruta le ciel, tentant d’y voir la main de Dieu écarter les nuages, en vain. Une preuve supplémentaire de la vaste fumisterie qui plombait le cerveau de ceux qui s’y étaient laissés prendre.
Il s’approcha de l’ouverture de la tente. La femme gisait, partiellement dévêtue, les jambes écartées, le visage couvert d’hématomes. En outre, elle avait le torse tailladé par plusieurs coups de couteau. L’arme avait été retrouvée aux abords de la tente, couverte de sang. Un peu plus loin, un homme attendait, assis sur un tronc d’arbre, une couverture sur les épaules. Un policier lui apporta une tasse de café. Il releva la tête, le remercia et prit la tasse, les mains tremblantes. Palmieri se dirigea vers lui.
– Je peux m’asseoir ?
Max le regarda et désigna de la tête le tronc d’arbre. Palmieri s’assit à ses côtés.
– C’était votre compagne ?
– Oui.
– Si je vous présente mes condoléances, vous n’en aurez rien à battre, c’est ça ? lui demanda-t-il en regardant au loin.
– Y a un peu de ça, ouais.
– Il va falloir m’aider, monsieur, si je veux trouver celui qui lui a fait ça.      (…)

 

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