Anonym'us

Trophée Anonym’us : c’est reparti!

13 novembre 2016

Voilà un an, je me lançais dans l’aventure Anonym’us…

Vous vous souvenez? C’est là… 

Et bien c’est reparti…

Donc petit rappel: des auteurs publient des nouvelles de façon anonyme. Des nouvelles noires. Très noires. Encore plus noires.

Un jury brillant, cultivé, objectif, sérieux, dont je fais partie, en toute modestie bien sûr, les lit, en parle et décide qui sera l’heureux gagnant. Jusqu’au classement final, seuls Eric et Anne, les créateurs de ce trophée savent qui a écrit quoi.

Et moi, faire partie de ce jury m’a ouvert les portes du Noir. Parce que je n’en lisais pas ou très peu, auparavant. Je lisais parfois les « trucs » en tête de gondole, les best sellers du genre, mais qui ne m’emballaient pas vraiment…

Grâce à Eric, Anne, Olivier et tous les autres, j’ai ouvert les portes de ma bibliothèque à des auteurs qui terrifient mes nuits, qui me glacent jusque sur la plage, qui me font aimer ce côté obscur de la littérature, et franchement, j’aime ça! Ce mois de novembre noir sur la terrasse en est la preuve. Désormais, ma montagne à lire est parée de noir, et mon libraire est ravi. Mon banquier un peu moins.

Pour lancer cette nouvelle saison, c’est le vainqueur du trophée de l’an dernier, Danü Danquigny, qui nous offre une nouvelle surprenante et excellente. Il a intégré dans sa prose le titre  des 24 nouvelles de l’an dernier. C’te classe qu’il a ce Danü. Sa plume a la majesté et la vivacité de l’aigle… Et c’est particulièrement bon.

Allez, venez, basculez du côté obscur de la plume… Promis, vous ne le regretterez pas…

Je suis en train de me faire casser la gueule. Encore. C’est pas la première fois que ça m’arrive, mais ça remonte suffisamment pour que je mette deux ou trois secondes de trop à réagir. Et quand on se fait cogner dessus, deux ou trois secondes, c’est juste beaucoup trop. Vautré sur le trottoir, le nez pile au-dessus de la grille crade du caniveau, baigné par la lumière pisseuse d’un réverbère, j’encaisse un concerto de coups de pompes dans le bide en me demandant ce qui me vaut une raclée pareille. Ça fait quand même un bon moment que j’ai pas squatté le lit d’un autre ou cherché des noises à qui que ce soit. C’est le genre de choses qui arrive quand on arrête de picoler. Et j’ai pas touché une bouteille depuis des lustres. Alors forcément, quand les trois types me sont tombés dessus, j’ai rien vu venir. Et j’ai beau chercher, leur tête me dit rien. Le grand ressemble à un Sean Connery savoyard. Il me tient les bras en arrière avec une clef compliquée et douloureuse. Le petit nerveux coiffé n’importe comment en profite pour m’envoyer sa Gazelle en pleine poire, sous le regard goguenard du troisième acolyte, celui qui m’a envoyé un méchant chassé dans les genoux. Je tombe dans les vapes en me disant que Blondin, c’est vraiment le plus grand dégueulasse que la terre ait jamais porté.
Je sens qu’on m’attrape les épaules et les jambes, mais je suis trop occupé à regarder les petites lumières qui papillonnent devant mes yeux pour me débattre. Histoire de s’en assurer, l’un des gars me colle un coup vicieux dans le foie. Ça fait râler les deux autres, qui manquent de trébucher. Quand j’entends s’ouvrir le hayon, je proteste vivement, j’essaie de leur faire comprendre que j’ai d’autres projets pour ce soir, que c’est important. Ça rend à peu près ça :
– Hmmf… eng… grrngl… ulés…
Ils n’en tiennent aucun compte et me jettent dans le fond du coffre avant de refermer.   (…)

Le blog du Trophée, c’est par là… Fouinez, dégustez, et dites leur ou dites nous ce que vous en pensez…

Partager sur…Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Google+0Pin on Pinterest0

Vous aimerez sans doute

Un commentaire

  • Répondre Nos questions. Les réponses de Ian Manook. - Lila sur sa Terrasse 22 septembre 2017 à 20 h 06 min

    […] sommes retrouvés aux Pontons Flingueurs à Annecy fin juin. Il est en effet le fidèle parrain du trophée Anonym’us dont nous vous parlons régulièrement […]

  • Laisser un commentaire